Au cours de la rencontre entre les anciennes icônes de la presse guinéenne et la nouvelle génération, organisée par l’UPF-Guinée, l’ex-ministre Issa Condé, mardi dernier, s’est prononcé sur les agissements des forces sociales par rapport à la hausse de prix du carburant à la pompe.

Par rapport aux marches et journées ville morte décrétées par les Forces sociales de Guinée, pour protester contre la hausse du prix du carburant à la pompe, l’ex ministre Issa Condé n’a pas modéré ses mots à leur encontre, en justifiant cette décision du gouvernement : « Si  nous prenons le présent des agitations des uns et des autres autour de l’augmentation du  prix du carburant à la pompe, soyons sérieux et disons tout de suite sans aucun risque de nous tromper, que président de la république, Pr Alpha Condé, son premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, et son  gouvernement ont engagé de gros efforts dans le cadre de l’amélioration du panier de la ménagère en particulier, ainsi que les conditions de vie de nos citoyens en général. En faisant une rétrospective des faits, car c’est aussi ça la justesse de notre travail, nous dirons que de décembre 2016 jusqu’au 30 juin 2018, le prix du pétrole a été maintenu à 8.000fg à la pompe. Mais chacun de nous sait aussi que depuis octobre 2017, les coûts mondiaux de baril de pétrole se sont emballés, et donc l’augmentation du prix du carburant sur le marché local devait intervenir depuis plus d’un mois dans notre pays ».

Issa Condé a d’ailleurs accusé les Forces sociales de Guinée de troubles et de dégâts matériels dans tout le pays, et a aussi qualifié de démagogique  leur exigence du retour du président avant toute négociation : «  Dans la sous région ouest africaine, le prix a grimpé un peu partout et dépasse même largement les 10.000 FG, à commencer par le Nigéria, grand producteur du continent, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso etc. et tout dernièrement, le petit pays, la Sierra Leone qui avoisine plus de 11.000 FG. Alors que le gouvernement ne compte pas revenir sur sa décision dans l’intérêt supérieur de la nation, les forces sociales quant à elle, exigent comme préalable le retour du président avant toute négociation. Quelle démagogie. Les semaines écoulée ont vu des journées de grève suivies des journées de marches et de ville morte, avec leur cortège de troubles et de dégâts matériels importants, un peu partout à travers le pays ».

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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