L’information, nous est parvenue dans la soirée de ce samedi 15 juin 2019. Le journaliste Idrissa Sampiring Diallo, jusque-là correspondant de l’Agence guinéenne de presse (AGP) dans la région administrative de Labé a jeté l’éponge, suite à des menaces du gouverneur de région Elhadj Madifind Diané qui a promit de lui faire arrêté.

Contacté par Guinee7.com dans la soirée de ce samedi 15 Juin 2019, notre confrère, également correspondant du site d’information Guineematin, nous raconte : « C’est ce vendredi 14 Juin aux environs de 22 heures que j’ai reçu un appel du ministre de la jeunesse Mouctar Diallo, me demandant de l’accompagner à Mali, où il a des activités. On s’est donné rendez-vous au gouvernorat le samedi à 8 heures. Je rodais dans les parages du gouvernorat lorsque le gouverneur est arrivé, il m’a aperçu j’étais en train d’échanger avec le responsable régional de l’ANAFIC, il nous a demandé de nous approcher de lui, il a appelé aussi une douanière qui était à coté ainsi que plusieurs autres personnes qui étaient dans la cour du gouvernorat, il a dit qu’il les prend à témoin, que s’il me voit à Mali, il va m’arrêter et me déférer à Conakry. Il dit qu’il attend le ministre Mouctar pour lui notifier cela. »

Selon notre confrère, tout serait parti, d’un article qu’il a publié sur le site Guineematin  dans lequel, certaines sources lui avaient notifié, que le jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé, bastonné dans la journée du 31 Mai à L’université de Labé serait mort à l’hôpital régional de Labé contrairement à ce qu’avait annoncé le gouverneur qui disait que le jeune était mort en cours de route pour Conakry.

« Le Gouverneur m’a dit qu’en attendant c’est lui le représentant du chef de l’Etat à Labé. Je lui ai écouté religieusement, lorsqu’il a fini de parler, je suis parti ; j’ai appelé le ministre Mouctar pour lui dire que j’annule le voyage pour des raisons de sécurité. Je lui ai expliqué ce que le gouverneur m’a dit. Le Ministre n’a pas trouvé à redire. Ensuite j’ai rendu compte à la direction générale de l’AGP, et à la radio nationale. J’ai même décommandé la diffusion de l’un de mes papiers parce que  je ne me considère plus comme correspondant de l’AGP. Je peux dire que j’ai démissionné, j’ai notifié ça à la direction générale  même si elle a un avis contraire. Je me sens libre dans la presse privée. Puisqu’aujourd’hui, malgré tout ce qui a été fait de 1958 à maintenant, les préfets et les gouverneurs ont tendance à croire qu’un correspondant de l’AGP, est un correspondant de la voix de la révolution. Si vous observez bien, vous sentez qu’aujourd’hui, l’administration guinéenne est gérée par les anciens cadres de la JRDA. Ils ne comprennent pas que les temps ont changé ; moi je ne peux pas coopérer avec un administrateur territorial qui pense que le correspondant de l’AGP est placé sous sa tutelle. Je ne suis obligé de prêter mes services, à un préfet ou à un gouverneur en tant que correspondant de l’AGP. Le gouverneur est allé jusqu’à dire devant témoin, qu’il faut que je fasse une autre déclaration pour dire que ma source qui m’a dit que Boukariou est décédé à l’hôpital régional de Labé, m’a menti. Vous me connaissez, je ne le ferai pas », a conclu Idrissa Sampiring Diallo.

Mohamed Samoura pour Guinee7.com

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