On vous l’annonçait précédemment, les audiences criminelles ont démarré ce Lundi 27 juillet 2020, au tribunal de première instance de Labé. Alors que le premier dossier inscrit sur le rôle du tribunal, relatif à l’affaire de meurtre et complicité, est en plein débat, l’organisation Guinéenne de défense des droits de l’Homme (OGDH) à travers son antenne régionale, a soulevé quelques manquements dans la procédure.

« Dans ces procès criminels, l’OGDH est impliquée. Parce que les dossiers qui sont là au moins, cinq d’entre eux sont suivis par l’OGDH à travers un avocat, que nous avons pris en l’occurrence Maître Alpha Amadou DS Bah. Mais malheureusement, compte tenu de l’état actuel de la route Conakry-Labé, il n’est pas encore arrivé. Mais il (NDLR l’avocat) avait pris contact avec l’avocat de la partie civile et ils avaient convenu à ce que les audiences commencent par d’autres dossiers et non ceux suivis par l’OGDH puisque l’avocat n’est pas arrivé. C’est ce qui n’a pas été respecté » a confié Idrissa Sampiring Diallo, Président de l’antenne régionale de l’OGDH de Labé. 

L’avocat Maître Alpha Amadou Bah, qui a joint un reporter de Guinee7, a exprimé également sa déception. « Ce n’est pas un procès équitable qui se passe au TPI de Labé, on ne peut pas juger notre cliente en notre absence. C’est injuste que le tribunal prenne une personne n’ayant pas les capacités intellectuelles requises pour défendre notre cliente dans un procès criminel. À mon arrivée je vais m’y opposer. »

C’est l’un des interprètes au TPI de Labé qui faisait office de défense pour l’accusée.

Sam Samoura pour Guinee7.com