Le garde des sceaux, Alphonse Charles Wright a rencontré dans les locaux de son département, vendredi, les 61 magistrats et 15 greffiers devant être formés dans le cadre des préparatifs du procès du dossier dit du 28 septembre 2009.

Selon le ministre de la justice, « un procès ne peut pas se faire sans les acteurs en l’occurrence les magistrats et les greffiers ».

Il a par ailleurs indiqué que ces 61 magistrats et 15 greffiers sont là, « pour la première rencontre avec le directeur du centre de formation judiciaire. Ils sont là pour pouvoir faire des observations sur le plan de formation de renforcement de capacité par rapport aux crimes de masses. Vous savez quand vous regardez le processus que ce dossier a suivi, vous vous rendrez compte qu’il y a assez de débat autour de la qualification juridique des infractions poursuivies. Mais cette question a été réglée par la cour suprême ».

Avant d’informer que les magistrats qui seront retenus dans le cadre de cette formation vont « échanger avec le comité technique de suivi dirigé par Mme la secrétaire générale pour nous dire ce dont ils ont besoin en terme de formation ».

« C’est qu’un défi a été lancé à la justice. Ce défi, c’est la capacité à pouvoir répondre efficacement et professionnellement au jugement d’un procès aussi spécial, aussi spécifique que ce procès », a-t-il fait savoir.

A la tête du Centre de formation judiciaire, Alhassane Naby Camara en a dit plus sur cette formation qui se fera en deux semaines : « au sortir d’ici, l’équipe pédagogique du centre va se mettre à l’œuvre, constituer tous les éléments qui doivent rentrer en ligne de compte. Les thématiques qui seront débattues sont les infractions qui ont été commises au stade et qui font l’objet de l’ordonnance de renvoi du pool de juges d’instruction. Ce n’est pas une formation académique comme vous le pensez. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com