Le respect du délai de 24 mois de transition et le modèle de financement du processus électoral sont des sujets abordés ce jeudi par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Mory Condé, à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est déroulée à Conakry.

« Si nous avons engagé notre ministre des affaires étrangères sur un document signé, c’est parce que nous estimons qu’au regard de nos expériences de gestion des processus électoraux dans d’autres pays, effectivement que les deux ans nous permettront avec l’accompagnement financier de tenir… L’enjeu fondamental, c’est la question de ressources financières » explique Mory Condé.

Avant de soutenir que : « la CEDEAO s’est retrouvée en décembre. Et le 25 décembre le gouvernement a pris 400 milliards et a mis sur la balance pour dire voici ce que nous donnons pour l’accompagnement du processus électoral. Aujourd’hui, les 400 milliards sont disponibles au niveau du ministère de l’administration du territoire pour le processus électoral. Je crois que c’est une première en Guinée. Cela démontre la volonté du gouvernement de la transition d’aller plus vite que prévu avec les partenaires. Il reviendra, dans les autres éléments de l’accord, il est dit que la CEDEAO s’engage à mobiliser les autres partenaires techniques et financiers pour pouvoir mobiliser suffisamment de ressources afin d’accompagner la Guinée pour tenir le délai de 24 mois. »

Il a aussi préciser que : « le premier point de l’agenda de la transition n’a rien à voir avec un programme de retour à l’ordre constitutionnel, qui est le recensement général de la population et de l’Habitat. Les neuf autres points sont des actions qui sont liées (…) »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com