Makalé Soumah, chargée du plaidoyer pour MECW,

Les membres de l’ONG Make Every Woman Count (MEWC) [faire en sorte que chaque femme compte] et les acteurs impliqués dans la mise en place du protocole de Maputo en République de Guinée, ont animé une conférence de presse vendredi, dans un réceptif hôtelier de Conakry.

Cette conférence qui suit la table ronde qui s’est déroulée mercredi dernier, a été l’occasion pour ces acteurs, d’énumérer les prochaines étapes qui permettront à la Guinée de rédiger son premier rapport étatique du protocole de Maputo, mais aussi de s’engager à assurer la mise en œuvre efficiente de ce protocole, qui vise à protéger les femmes africaines des abus et discriminations qu’elles subissent.

Makalé Soumah, chargée du plaidoyer pour MECW, a expliqué qu’après ces étapes, « l’Etat guinéen doit signer un accord de partenariat avec le centre des droits de l’homme basé en Afrique du sud, qui est prêt à nous apporter un appui technique et financier. Ensuite il y aura des ateliers de renforcement de capacité et des voyages d’études. Mais comme la pandémie sévit, peut être que cela se fera par visioconférences, d’abord pour orienter les techniciens guinéens sur la façon de rédiger ce rapport, en donnant les acquis, les défis, mais aussi les perspectives. Parce que le rapport initial doit contenir les progrès en matière des droits de l’homme. Mais également les progrès et défis en matière du protocole de Maputo. Donc après cette rédaction, c’est en ce moment que le rapport sera déposé à l’Union africaine. Et se sera autour de l’Union africaine de faire un retour à la Guinée en ce qui concerne ses observations ».

Marie Touré

Présente à la rencontre placée sous le tutorat de son ministère, Marie Touré, directrice nationale Genre et équité au niveau du ministère des Droits et de l’Autonomisation des femmes, a rappelé avoir assisté en 2018, « à une conférence au niveau d’Addis-Abeba, où le protocole de Maputo a pris une place de choix. Les pays qui avaient ratifié étaient là et ceux qui ne l’avaient pas encore fait étaient là aussi. Donc je suis ravi et soulagé que la Guinée soit entourée aujourd’hui d’une structure au niveau africain, qui l’encadre dans l’élaboration d’un rapport initial du protocole de Maputo. J’apprécie et je confirme que la mise en œuvre du protocole de Maputo dans son contenu figure dans nos priorités ».

Avant de rassurer que son ministère mettra tout en œuvre afin que ce rapport soit rédigé dans des délais « raisonnables ».

Kabuya Nuyimona

Consultant sur la procédure, Kabuya Nuyimona, dans ses recommandations a estimé que pour réussir, il faut, « dans un premier temps faire l’état des lieux.  Qu’est-ce qui est fait, qu’est-ce qui n’est pas fait. Pourquoi ce n’est pas fait. Dans un deuxième temps, faire des propositions. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de dire voilà ce qui a été et voilà ce qui n’a pas été fait. Mais aussi tirer des leçons sur pourquoi ça n’a pas été fait et, que peut-on faire pour améliorer la situation des femmes afin que la Guinée se conforme un peu plus au contenu du protocole. La Guinée a fait d’énormes progrès. Elle a réalisé d’énormes activités pour domestiquer le protocole sur le plan interne. Sur plusieurs points, nous sommes très en avance par rapport aux autres pays. Mais ce n’est pas visible. Ce rapport nous permettra de visibiliser ce que la Guinée a fait. Et peut-être que ce rapport servira aussi à vendre les bonnes pratiques tirées de l’application de ce protocole. La Guinée a tiré des leçons. La Guinée peut vendre ces leçons aux autres. Parce qu’habituellement on aime s’attendre à recevoir les leçons des autres. Pourquoi nous, nous ne vendrons pas nos leçons » ?

Dr Khalil Aissata Keita

Enfin, Dr Khalil Aissata Keita, représentant le secrétaire général de l’assemblée nationale, a trouvé que ces échanges ont été très constructifs. Parce que selon lui, « l’établissement de ce rapport ne peut que donner davantage de crédibilité à notre pays ».

A rappeler que ce protocole a été ratifié par 43 pays africains dont la République de Guinée depuis 17 ans maintenant.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com 

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