Baidy Aribot

Dans l’euphorie de création des partis politiques avec les encouragements du CNDD (Conseil National pour La Démocratie et le Développement) qui était en quête de satellites pour soutenir les ambitions présidentielles de son chef, le  Capitaine Moussa Dadis Camara, de nombreuses formations saprophytes virent le jour.

Aux appellations autant ronflantes que présomptueuses, des partis sans véritable  assise populaire furent créés par quelques grandes  gueules qui pensaient, naïvement, que la seule logorrhée verbale était suffisante pour devenir un meneur d’hommes.

Au nombre de ces nouvelles formations venues sur la scène politique guinéenne, figurait  une certaine Alliance  des Forces D’Avenir de Guinée (AFAG). Quelle  est la spécificité de ce parti désormais enseveli au cimetière des insignifiants sous les gravats  des ambitions démesurées et des prétentions utopiques ? Son « chef », ou plutôt son ex chef, créant un mouvement dénommé TSA (Tout Sauf Alpha), s’est fixé  pour tâche l’impossible mission d’empêcher la reconduction  pour un 2ème  mandat de 5 ans du  Président de la République, le Professeur Alpha  Condé. Sur quoi  repose donc une telle prétention d’un si petit poucet de la politique guinéenne ? Sur rien, pratiquement, si ce n’est sur des déclarations tonitruantes sur les ondes des radios privées de la place. Selon Karim Bitar, Directeur de recherche à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), citation : «  ceux qui font le plus grand vacarme sont toujours les mêmes, mais ils n’ont pas forcément la capacité d’influence qu’on leur prête ». Cette judicieuse réflexion correspond parfaitement  à l’objet de cet article.

Fondateur de l’Alliance des Forces d’Avenir de Guinée (AFAG) qui aurait dû logiquement se dénommer Agence Folklorique des Autistes de Guinée (AFAG), en raison d’une présence plus bruyante qu’effective  sur le terrain , notre leader n’aura même  pas  osé porter les couleurs de ce parti lors des dernières législatives, pour se soumettre au  verdict des électeurs, prouvant ainsi qu’il ne disposait  pas d’une base électorale suffisante pour se faire élire. C’est ainsi qu’il préfèrera se faire copter comme candidat de L’UFR qui est  mieux implantée. Loin d’être un simple fait du hasard, ce choix est le fruit d’un calcul politique mûrement réfléchi et opportun, prenant en compte l’affaiblissement certain et irréversible du leader de L’UFR en 2020, sous les impardonnables et impitoyables effets  conjugués de l’âge et des  défaites électorales successives. L’addition de 2 faiblesses débouchant rarement sur une force de  frappe significative, le nouvel attelage rachitique fera appel à l’UFDG pour obtenir la victoire  au scrutin uninominal à Kaloum et ailleurs. Toutefois, rendons hommage à l’esprit imaginatif et anticipatif qui aura permis, par la magie de la phagocytose politique, à un politicien lyrique de salon, de passer du statut de chef d’orchestre de l’agence folklorique des autistes de Guinée, à celui  supérieur de N°2 de L’UFR ,formation aux dimensions modestes, encore et toujours en proie à un incurable saignement  de cadres et de militants depuis le choix catastrophique opéré par son leader lors du 2ème  tour de l’élection présidentielle de 2010.

Avec un background si peu  impressionnant, le successeur virtuel  de SidiyaTouré est-il en mesure d’empêcher le Professeur Alpha Condé de rempiler pour un second mandat ? La réponse est évidemment non. Le 11 octobre 2015, date proposée par la CENI pour le 1er tour de l’élection présidentielle, le candidat probable de l’UFR en 2020 acceptera- il de sortir de son cocon autiste pour regarder la réalité en face ? S’il le faisait, il constaterait , abasourdi et consterné, que son appel stérile et lugubre de TSA, longtemps égaré dans les interstices du lac asséché de ses rêveries de paon politique, se sera  transformé en un impétueux et irrésistible torrent entrainant des millions d’ électeurs, brandissant leurs cartes , tout en  scandant des cris de joie et de victoire se résumant en ceci : Tous Suivons Alpha. Comme pour dire qu’un TSA (Tous Suivons Alpha) peut en bouffer un autre (tout sauf alpha).

Tous suivons Alpha dont le leadership  unanimement reconnu dans la lutte contre la  fièvre hémorragique à virus Ebola aura permis  une mobilisation internationale  qui fera de cette maladie  une urgence  sanitaire mondiale.

Tous Suivons Alpha car  grâce à  son engagement, son entregent et sa clairvoyance, la communauté internationale accepte un plan de financement massif  pour les économies gravement ravagées des pays les plus touchés par l’épidémie à  virus Ebola.

Tous  Suivons  Alpha car grâce  à  sa  grande  tolérance, aujourd’hui,  des particules politiques sans électorat peuvent se  livrer à un activisme subversif, injurieux et insolent qui, sous d’autres cieux, aurait donné lieu à des poursuites judiciaires.

Tous Suivons Alpha dont la gouvernance a fait de la presse guinéenne  l’une des plus libres d’Afrique.

Enfin, Tous Suivons Alpha dont l’initiative de fêtes tournantes de l’Indépendance dans les quatre régions naturelles, l’appui massif  au secteur agricole, et  les importants investissements dans le domaine des infrastructures routières et énergétiques constituent sans aucun doute l’amorce d’un développement harmonieux et équilibré de notre pays.

Que le paon politique de Kaloum se ressaisisse, se  désillusionne et se dégonfle donc ! Le peuple voit, observe et  apprécie à  sa juste valeur l’œuvre immense réalisée par le Président de la République depuis sa brillante élection  en Novembre  2010. Et ce ne sont pas les conclusions utopiques du conclave subversif du club  des premiers ministres périmés, ou les élucubrations du machiavel de l’UFDG, 1ervice-président, Bah Oury, qui pourrait y changer quelque chose. La seule leçon intéressante à  retenir du complot du 23 mars 2015 à  Paris est que l’expérimentation par l’opposition de sa nouvelle stratégie de terreur urbaine, selon la formule « à chacun sa zone d’influence,  de chacun  selon sa capacité  de nuisance″, aura mis  à nu deux faits importants :

– l’extrême faiblesse de l’UFR qui, depuis le déclenchement  le 13 avril 2015 de cette campagne de terreur contre les paisibles populations de Conakry  n’aura, à  aucun moment, réussi à faire exécuter les consignes dans  ses supposés bastions.

– l’affaiblissement progressif et irréversible de l’UFDG qui ne réussit plus ses marches  et ses villes  mortes, sans recourir à la terreur urbaine sur l’axe du mal, se traduisant par des  jets de pierres contre les véhicules et les personnes, des pneus brulés et des brigandages. Il s’agit là d’actions violentes brevetées et commanditées par le pyromane Bah Oury qui, de son exil doré parisien, entouré de  sa famille, peut bien se permettre de jouer au héros à des milliers de kilomètres de la Guinée. Ce parti pense-t-il sereinement et objectivement  à l’effet boomerang  de ces violentes manifestations intempestives qui ne satisfont que les extrémistes de sa mouvance politique ?

Le Professeur bâtisseur ne devrait nullement se laisser distraire, ni par les frétillements des petits poissons impertinents de la politique guinéenne, ni par les agissements et intentions maléfiques des chevaliers de l’apocalypse que constituent les anciens premiers ministres jaloux et revanchards, encore moins par les discours aux accents guerriers d’un comploteur en fuite, grand intrigant et grand pleutre devant l’éternel.

Le 11 octobre 2015, le peuple croyant de Guinée, reconnaissant, témoignera sa gratitude au Président Alpha Condé  par un vote franc et massif qui balaiera d’un revers de carte d’électeur, comme fétu de paille, les prétentions ridicules d’une grande gueule.

Fria, DR Sidiki Cissé

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