« Quel avenir pour le débat politique en Guinée ? », c’est la question que se pose le mouvement citoyen dénommé : « Ma Patrie la Guinée d’abord ». C’est dans le cadre de trouver une réponse à cette question que la structure dirigée par Mamady Onivogui (ancien membre du FNDC Ndlr), a animé une conférence à la maison de la presse de Kipé, ce vendredi 12 juin 2020.

À cette occasion, les membres de cette jeune structure ont fait lecture d’une déclaration dans laquelle ils pointent du doigt les problèmes qui émaillent la Guinée, avant de faire des recommandations à l’endroit de toutes les entités concernées, afin de pallier à cela.
« Ce qui rend difficile la résolution des problèmes en Guinée, est que près de 90% des citoyens guinéens ne respectent pas la loi, mais préfèrent les consensus arrangeants comme moyen de résolution des différends au détriment du respect des lois (…). Bref chaque citoyen aspire au changement de la nation tout en commençant par les autres mais pas par lui. Tout comme chaque chef crie au comportement dictatorial de son prochain mais en cachant le sien, tout le monde veut l’alternance démocratique mais quelle alternance politique en 2020 ? » S’interroge le conférencier.

Face à ces situations évoquées plus haut, le mouvement « Ma Patrie Guinée d’abord », recommande :

Au gouvernement « d’observer sa neutralité et son impartialité dans la résolution des contentieux et de devenir garant de nos lois et de nos libertés et non simple gérant ».

À la société civile « d’organiser régulièrement des élections au terme des mandats des bureaux exécutifs; de conjuguer les mêmes verbes dans la résolution des problèmes au lieu de se disperser entre la mouvance et I’opposition ; d’œuvrer ensemble pour le respect de nos textes et lois en vigueur ».

À la mouvance « de se comporter en bons citoyens en donnant de bons exemples de civisme et de démocrates tout en posant de bons actes ».

Aux partis politiques « d’organiser les congrès électifs de façon régulière, au respect des mandats indiqués dans les chartes; de former des militants, sur la citoyenneté, sur le respect des principes démocratiques et sur le respect de nos lois ».

Aux citoyens lambda « de respecter la loi et s’efforcer, grâce à une attitude civique, de la faire respecter; de participer par leurs contributions fiscales, au financement des charges supportées par I’Etat au bénéfice de la communauté nationale; de participer à la défense du pays, en temps de guerre, mais aussi en temps de paix ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com