Les propositions ne font légions quant à cette question cruciale. Les actions des jeunes de l’opposition doivent-elles se limiter à faire des manifestations de rues, organiser des galas de football ou encore des speechs pour prédateurs économiques et responsables de leurs léthargies et d’exploitants d’énergies et d’intelligences jeunes ?

La Jeunesse de l’opposition doit être dans l’action de penser à panser sa douleur. A penser son avenir et celui de la Jeunesse guinéenne. Opposer son intelligence à des actions concrètes pour jeunes dont ils sont en déphasages et contre-proposer plus intelligentes et plus efficaces actions pour remédier à ce qu’elle appellera tord du gouvernement ou excès de la mouvance.

Si la Jeunesse guinéenne continue à être les parias de ce monde, c’est parce qu’elle manque de modèles Jeunes qui l’inspireraient dans sa manière de s’organiser, suivre un chemin de réussite et atteindre ses objectifs. Elle manque aussi de rêve futuriste d’une dimension mondiale puisque justement elle est sans référence Jeune.

L’immigration clandestine, le repli identitaire, la radicalisation et la violence politique sont devenus les seuls refuges pour les désespérés.

Passionnés de politique et engagés dans une lutte sans merci pour la démocratie et déterminés à en découdre avec le médiocre pour changer leur situation et se voir jeunes prodiges, ils peinent malgré leurs efforts propres et parfois des familles à avoir confiance en leur avenir et voient encore gris l’horizon.

Les politiques nationales de jeunesses du Gouvernement  appuyées par les partenaires au développent, hélas mal véhiculées font que cette jeunesse mal ou non informée ne fait que reconstituer les débris des pellicules qu’elle observe çà et là, parlant de développement des jeunes.

Paradoxalement l’Opposition qui devait desceller ces failles et porter des contre – propositions préfère plutôt utiliser ‘’cette faute’’ de la mouvance et du gouvernement pour manipuler à leur tour des générations de jeunes sans expériences donc innocentes.

La nouvelle forme d’opposition qui doit être constructive ne doit laisser sa jeunesse sans réactivité sur les actions du Gouvernement les concernant. Son avenir en dépend. Au-delà des critiques objectives, l’action, la pensée et la détermination de changer dans le progrès.

<< La savante pensée disant : Dis-moi quelle Jeunesse tu as et je te dirais quel Avenir tu auras>>; doit être pour nous plus qu’enseignante. Une référence. Une projection vers le futur.

On me dira que le manque d’EDUCATION (en grand d’ailleurs) est le mauvais sort jeté à cette jeunesse contre son évolution. Mais je répondrai que les Jeunes savent mieux éduquer leurs semblables ! Donc la fatalité n’y est pas. Les Jeunes éduqués vers les autres donneront un résultat plus probant.  (Sans entrer bien sûr dans les dédales du concept).

C’est pourquoi d’ailleurs, la Jeunesse politique de l’opposition doit se bouger pour freiner à leur niveau ce cataclysme.

C’est vrai que la véritable organisation de la Jeunesse guinéenne se trouve être dans la société civile mais en lambeaux malheureusement, peinant à trouver un consensus pour un Conseil National de la Jeunesse (CNJ) ; mais à ce niveau l’espoir est permis. Et la Jeunesse politique devrait donner la main à la jeunesse actrice de la société civile pour apprendre de ses expériences. Que la réorientation ponctuelle des finances des Nations Unies (par exemple) destinées aux projets Jeunes en Guinée vers les autres pays, par manque de projets solides de jeunesses à financer puisse être de vieux souvenirs.

Les manipulations politiciennes haineuses, radicales et non escients de la Jeunesse guinéenne ont atteint leurs limites. Les leaders politiques qui ne savent pas organiser et orienter leurs militants jeunes n’entendront plus les échos de leurs voix dans des appels à violences ou d’autres raccourcis malsains, plongeant la Jeunesse dans leurs profondes léthargies.

La Jeunesse politique de l’opposition va s’organiser, éduquer, réfléchir et proposer des axes et solutions des politiques de jeunesses.

Vivement la place à la Jeunesse d’une opposition constructive et tournée vers l’Avenir !

Mohamed Lamine KEITA

Chargé de Communication de l’UFDG / France