Depuis quelques semaines, le député guinéen et charismatique leader du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) est sous les feux des projecteurs pour une affaire qui en réalité n’en est pas une, d’après nos enquêtes. Que lui reproche-t-on vraiment ?

Enseignant, d’abord au secondaire et actuellement à l’université, l’opposant Mouctar Diallo a décidé d’investir dans l’éducation. Par cette action, il veut contribuer à l’amélioration de la formation en faveur de nos éleves et etudiants qui sont l’avenir du pays et créer de l’emploi pour contribuer à resorber le chômage endémique en Guinée. Quoi de plus citoyen ?

A l’approche d’une échéance électorale, tous les coups sont permis pour démolir un adversaire ou même un partenaire gênant. C’est ainsi que des personnes mal intentionnées tentent de s’emparer de ce non évènement pour en faire une affaire d’Etat en l’accusant de bénéficier des largesses du pouvoir en place. Ils soutiennent que l’argent ayant servi à la reprise de l’école lui serait donné par le Président de la République Monsieur Alpha Condé. Et d’ajouter que ce dernier lui a même promis un haut poste de responsabilité pour diviser l’opposition guinéenne. Cependant ces personnes qui avancent ces rumeurs, n’apportent aucune preuve, même pas un debut de preuve.

On se rappelle que ce n’est pas la première fois que des rumeurs sont distillées contre l’opposant Mouctar. Mais le temps a dementit toutes ces rumeurs, calomnies et mensonges contre lui.

Selon nos investigations, pour mettre en œuvre son projet de l’école, Mouctar Diallo a contracté un prêt bancaire à la Société Générale des Banques de Guinée (SGBG) et la tracabilité existe à travers des documents facilement vérifiables. Ensuite, il a loué une ancienne école en difficulté sise à Ratoma, derrière l’hopital Jean Paul II.

Mouctar Diallo a toujours fait preuve de constance dans son combat patriotique. Il a toujours refusé la compromission et les raccourcis. Il a toujours refusé des postes « juteux » et de sommes d’argent faramineuses pour défendre ses convictions même au risque de sa vie. Car, il faut le rappeler, il pouvait être tué depuis longtemps dans les nombreuses manifestations auxquelles il a participé et quelques fois qu’il a conduites. Il a osé dénoncer le pouvoir au moment où très peu de personnes osaient parler. Actuellement, c’est facile de parler c’est pour cela que tout le monde parle.

Mais d’où proviennent ces calomnies et à qui elles profitent? A quelques mois des élections présidentielles cruciales, suite auxquelles une recomposition de la classe politique se dessine, il pourrait s’agir d’une main invisible du pouvoir afin de déstabiliser l’opposition par la désinformation et l’intoxication ou d’une querelle interne au sein même de la coalition de l’opposition. Car comme on le sait, au sein de l’UFDG, certains cadres n’ont toujours pas digéré le fait d’être écartés aux élections législatives pour laisser une place à certains représentants de ses partis alliés. Le fait de placer Mouctar Diallo à une position honorable sur la liste de l’UFDG à la proportionnelle a été mal compris par certains ténors du parti qui voient à travers cet acte la relève se dessiner et donc un frein à leurs ambitions personnelles. Or, pour l’opinion, Mouctar Diallo mérite bien cette place parce qu’il est un leader confirmé qui d’ailleurs, pour beaucoup  de guinéens de toutes les communautés, devait être le Premier Ministre du Gouvernement de Transition en 2010. A l’époque c’est Alpha Condé et d’autres qui avaient manigancé pour qu’ il ne le soit pas.

Par ailleurs, au sein de la jeune génération de politiciens guinéens. On a les nouveaux venus qui, à coup de déclarations intempestives tous azimuts, attaquant à la fois tout le monde de façon quelque fois insolente cherchent une visibilité et tentent de se positionner comme étant une relève. Peut être que ceux ci s’inspirent de la méthode Mouctar Diallo c’est à dire tenir des déclarations suicidaires contre le pouvoir en place, pour se donner une notoriété. Mais attention : pour porter l’habit de quelqu’un, il faut d’abord avoir sa taille.

Les jeunes politiciens nouvellement intronisés dans les instances des partis politiques et au sein du gouvernement doivent savoir que le statut d’un leader ne se décrète pas. Il se mérite. Le cas de Mouctar Diallo est exemplaire. Il est l’un des jeunes qui s’est engagé à l’âge de 16 ans dans le mouvement syndical des élèves et étudiants pour l’ouverture de notre pays à la démocratie et au multipartisme intégral dans les années 90. Il a ensuite contribué à dynamiser la société civile guinéenne à travers la création des mouvements de jeunes pour l’instauration d’un Etat de droit fiable lors des évènement de 2006 et 2007, soldé par la création des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui, à force de conviction et de pugnacité, mérite toute sa place et le respect dans la conscience collective de nos compatriotes. On se rappelle de la marche historique du 22 janvier 2007 qu’il a conduite pour exiger le changement.

Ceux qui tentent de diaboliser ce jeune leader pour le discréditer dans le but d’éliminer l’aile dure de l’opposition républicaine et faciliter la réélection de Alpha Condé en 2015 se trompent d’adversaire. Mouctar Diallo reste un patriote sincère au sein de l’opposition. Il a dédié sa lutte inébranlable à la consolidation de notre démocratie et au développement de notre pays. Force est d’admettre que tôt ou tard l’histoire donnera raison aux ayants droits.

Comme on le voit, les semaines et mois à venir nous promettent de belles bagarres politiciennes.

Mais en attendant c’est une situation qui arrange le pouvoir qui commence déjà à constituer des alliés pour ternir l’image des radicaux de l’opposition et à ratisser large en vue des prochaines élections en faisant les yeux doux à la Moyenne Guinée par les rénovations d’infrastructures pour les festivités de l’indépendance. Et à la Basse Guinée à travers notamment la nomination récente d’un certain Ibrahima Kassory Fofana au poste de ministre en charge des questions d’investissements et des partenariats publics privés (créé spécialement et de toute pièce pour lui) avec cerise sur le gâteau le rang de ministre d’Etat.

Nous y reviendrons avec plus de détails sur cette affaire dans une prochaine publication car nos enquêtes nous ont permis d’identifier d’abord deux personnes qui diffusent ces mensonges contre Mouctar Diallo. Mais c’est ça aussi le combat politique helas !

Diaby Ibrahima
Instituteur à la retraite
Conakry, Guinée

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