Le Ministère de la Fonction Publique, de la Reforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (MFP/REMA) a organisé une conférence de presse, mercredi, 10 septembre, à Conakry, pour faire le point sur les mesures de consolidation des résultats de l’opération de recensement et d’identification biométriques des fonctionnaires et contractuels permanents de la fonction publique.

Le ministre de la Fonction Publique, de la Reforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration, Sékou Kourouma,  animateur de la conférence, a indiqué que  l’objectif de cette mesure est de déceler, sur un échantillon  de 17.000 travailleurs affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), les personnes qui travaillent dans les secteurs privé et mixte, et qui émergent  sur les états de salaires de la fonction publique.

«Le croisement dans ce sens a déjà permis d’identifier 254 personnes travaillant effectivement dans les secteurs privée et mixte qui émargent sur les états de salaires de certains départements ministériels. Les 19 % travaillent dans les banques primaires de la place et 2 %  à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). S’agissant des départements ministériels, 22 %  de ces cas, émargent  sur les états de salaires du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A)», a révélé le ministre.

M. Kourouma  a précisé, que certaines de ces personnes, travaillent dans les secteurs privé et mixte depuis 1987 et émargent à la Fonction Publique depuis 1989,  soit 25 ans sans qu’ils ne soient décelés, par la complicité des Directeurs des Ressources Humaines (DRH) et certains chefs de services.

«Les jours qui suivent, l’incidence financière de ces salaires  perçus au préjudice de l’Etat sera calculée par mes services techniques»,  a-t-il rassuré.

Pour l’instant, dira le ministre, l’incidence financière des agents non enrôlés  sur  la masse salariale s’élève à  20.378.150.513  francs guinéens par mois, soit 244.537.806.156  francs guinéens, payés par an sur le Budget  National.

M. Kourouma a, en outre expliqué, qu’il sera instauré un contrôle physique permanent, suivi de la distribution de cartes biométriques aux agents enrôlés et l’assainissement du ficher des contractuels de l’Etat, de la pension des retraités et  le croisement consécutif de la base de données biométriques de la CNSS.

Ce croisement a déjà permis d’identifier  254 fonctionnaires du secteurs public sur un échantillon de 600 travailleurs du secteurs privé qui émargeaient indûment  sur les états de salaires de certains départements ministériels, a-t-il souligné.

«Les salaires de ces fonctionnaires  sont suspendus au courant  de ce mois de septembre 2014.  L’Inspection Générale de l’Administration Publique est en train d’évaluer l’incidence financière de tous ces cas depuis leur embauche dans le privé jusqu’à  la découverte de leur double emploi», a  averti le ministre.

A rappeler, que cette opération de recensement et d’identification biométrique des fonctionnaires s’est déroulée en trois phases essentielles à savoir, la phase de recensement, la phase d’identification et la phase de centralisation.

AGP

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