Mercredi 14 juillet, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a déclaré qu’il se bat pour « la réconciliation des Guinéens ». Pendant ce temps, il boude le cadre de dialogue permanent mis en place par le président Alpha Condé.  Sur ce qui peut paraître comme une absurdité, Dalein a essayé d’apporter des précisions.

« Il ne faut pas confondre deux choses, le dialogue c’est pour faire face à une crise conjoncturelle. La réconciliation, c’est un processus. N’oubliez pas qu’Alpha Condé avait investi monseigneur Vincent Koulibaly et l’imam Elhadj Mamadou Saliou Camara de réfléchir à la réconciliation. Les deux religieux étaient appuyés par les Nations unies, ils ont fait des voyages d’études partout en Afrique, le Togo, le Rwanda, en Afrique du Sud. Nous savons que ces religieux-là ont fait un rapport pertinent en faisant des recommandations pertinentes mais Alpha n’en veux pas, il a mis ça dans les tiroirs », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

En ce qui concerne le cadre de dialogue permanent, il précise que « nous ne boudons pas le dialogue, notre position dans ce contexte, nous ne pouvons pas dialoguer le couteau à la gorge. Notre victoire est volée. On a perdu 51 personnes qui ont été tuées, certaines sont niées par le pouvoir. Nous avons beaucoup de prisonniers y compris les proches collaborateurs de l’UFDG et de l’ANAD. Vous avez nos bureaux et le siège de l’UFDG qui sont occupés par l’armée depuis le 19 octobre (2020). Nos droits et libertés de voyager moi, mon épouse et mes collaborateurs qui sont en liberté parce que la plupart d’entre eux sont en prison, on ne peut pas voyager ».

Et d’ajouter : « Alors si on va au dialogue c’est une forme pour Alpha d’appliquer sa théorie, ils vont demander pardon, aider nous à récupérer nos voix et après il va dire c’est ça, c’est sur cette base là, j’ai fait des concessions. On n’ira pas au dialogue dans ces conditions. On l’a dit, c’est clair et je sais qu’on est d’accord avec l’ANAD là-dessus, il faut que ça soit clair. Et si on doit aller au dialogue, on s’interdit même de commenter ni le cadre ni les conditions actuelles.  Et si nos droits et libertés sont restitués, les droits et libertés de nos concitoyens sont restitués c’est-à-dire qu’ils sont libérés on fera des propositions s’il y a lieu d’y aller mais pour l’instant on n’a pas de proposition, on n’a pas de critique à faire à cet égard. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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