Dans le débat actuel sur l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale, le référendum est la voie royale indiquée et qui pourrait réconcilier les Guinéens entre eux. Il faut donc aller au Peuple souverain afin d’arrêter les frais dans ce débat où on s’époumone sans pourtant s’entendre. Ce qui n’est que logique et ainsi, si les Guinéens, comme le disent partout les dirigeants de l’opposition, sont majoritairement en adéquation avec leur position, n’est-ce pas la meilleure façon de le prouver par une consultation référendaire ? Malheureusement, quel cynisme quand on voit ces «chantres du pouvoir populaire» trouver que faire appel aux Guinéens pour se prononcer sur leur devenir serait un recul démocratique. Qu’à cela ne tienne, des jeunes et des femmes demandent au premier magistrat du pays la convocation du scrutin référendaire pour adopter une nouvelle constitution. Parce que la situation politique est suffisamment confuse et porteuse de danger pour le pays. C’est pourquoi, il importe de clarifier la donne.

Et l’opposition qui prétend avoir le Peuple avec elle n’est sûre de rien. Car de la fiction politique à la réalité du terrain, il y a un pas qu’il n’est pas aisé de franchir et la désillusion peut être grande. Le référendum peut être un camouflet dont cette opposition aurait du mal à s’en remettre. Alors pour elle, il ne faut pas tenter le diable comme on le dit ; c’est pourquoi elle n’a d’autre option que de continuer dans sa stratégie de refus tous azimuts et de menaces de mettre le pays à feu. Mais cela peut-il prospérer ? Une chose est certaine, la Guinée a traversé plusieurs épreuves qui n’ont pas brûlé le pays et on voit mal comment le référendum qui est le pouvoir de décision donné au peuple devrait opposer violemment ce peuple à lui-même. Seuls les pyromanes savent ce qu’ils ont concocté contre ce brave peuple guinéen qui n’aspire qu’à la paix. S’il advenait que la tenue du référendum engendre la violence, la responsabilité sera rejetée sur ceux qui craignent le verdict du peuple, donc ceux qui rejettent et contestent la tenue du référendum. Et en la matière, ils sont connus.

En tout cas, convenant avec Abraham LINCOLN que «la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple», donnons à notre Peuple la parole. Tout le reste, n’est que rhétorique politicienne. Le Guinéen a toujours eu les réflexes et les ressorts nécessaires pour préserver l’intérêt national.

Bertrand Sagno

 

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