Aboubacar Sidick Sampil

Quoique les éternels insatisfaits qui ont la vie dure se montrent toujours sceptiques, la Guinée vient de remporter une nouvelle victoire sur ses détracteurs après la conférence de presse du Président Alpha Condé le lundi, 11   août  à Sékhoutoureya. A propos, nombreux sont les commentaires variés et souvent, partisans.

Dans leur majorité,  à l’avantage du président, les critiques  comme d’habitude, n’enlèvent en rien des acquis de cette rencontre présidentielle. D’ailleurs une rencontre tant souhaitée par la presse guinéenne.

En tout cas, les populations ont compris que quelque part, les relations ou le mode de collaboration entre le Pr. Alpha Condé et les journalistes commencent de bons bouts. Parallèlement, feraient bien mal à ceux  de nous qui ne souhaitent aucun rapprochement entre les Guinéens d’une part, mais plus encore, entre le Chef de l’Etat et la presse, de toute évidence.

Pour le moment, on peut dire sans risque de sa tromper que les lignes ont véritablement bougé sur le plan médiatique, dont l’avantage est uniquement pour la Guinée qui change.

Cette Guinée s’était tant offusquée de voir son président accorder des interviews à la presse étrangère, jamais aux hommes des médias guinéens. La chose a eu la vie dure (trois ans), mais en fin de compte les populations ont vu et vécu d’intenses commencements, moments de retrouvailles, de vérité et d’espoirs pour une Guinée largement rassemblée, unie et forte.

Du point de vu des résultats de la rencontre, il faut signaler que des réserves sont portées sur le fait  que le Président ait fermé le débat à une large frange de sujets,  en n’acceptant que deux volets seulement : le sommet USA – Afrique et Ebola. Pourquoi cette restriction ? Et qui aurait conseillé le chef de l’Etat à ne développer que ces deux thématiques ?

Les réponses  données sur les sujets  ont été quand même à la satisfaction de l’auditoire, car au retour des USA, Alpha Condé a bien les signes d’un succès à son compteur. Il a été donc à la hauteur des espérances des populations pour faire constater et reconnaître par Barack Obama et tous les autres Présidents présents à cette rencontre, que la Guinée a joué son rôle de pays-phare de la sous région après son celui de pays-consultant au plus fort de la rébellion.

Face à Ebola, il aurait été bon qu’on taise les récriminations, car depuis le début de l’année, la Guinée est en deuil et subit la menace d’un mal si insidieux qu’est cette épidémie de fièvre hémorragique. Tous, nous devons renforcer les fondements de notre unité, afin de bouter Ebola hors de chez nous, que de se lâcher sur des sujets qui nous divisent et nous affaiblissent.

Sampil Aboubacar Sidick

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