«Nous allons nous acheminer vers l’unification du SLECG, nous l’avons toujours dit à l’occasion du décès de Louis M’bemba Soumah, où il nous a été demandé d’être ensemble et nous l’avons toujours voulu (…), nous avons notre siège ici, et les portes restent ouvertes à toutes les structures qui nous ont quittées et nous les assurons qu’au retour dans notre maison commune nous allons essayer d’arranger pour que nous soyons tous ensemble. Je crois maintenant que nous avons l’opportunité, nous allons tous nous réunir pour pouvoir mettre ensemble une structure digne de nom du SLECG ». Tels sont les propos tenus il y a quelques jours par le camarade Aboubacar Soumah, au sortir d’une rencontre d’échanges et de partage entre les responsables des différentes structures syndicales de l’éducation du pays.

Réagissant à cette volonté exprimée de son rival, madame Kadiatou Bah, leader de l’autre faction du SLECG a souligné que cette réunification doit se faire sur la base de la bonne foi,  mais aussi et surtout du strict respect des statuts et règlements intérieurs qui régissent le fonctionnement dudit syndicat.

« Personne n’est contre l’unité d’action, dit-elle, tout le monde a vu pendant trois ans quand un groupe dit “monte” un autre groupe dit “descends” et cela a eu des répercussions négatives sur le processus de l’intersyndicale de l’éducation. Aujourd’hui nous ne voulons que l’unité d’action, parce que nous sommes les représentants de ces enseignants mais quand on doit le faire il faut aller avec les préalables. Il faut que chacun fasse des concessions pour qu’on trouve le juste milieu, pour que la famille syndicale de l’éducation se retrouve. Nous, notre position c’est l’unité d’action, la réconciliation, mais moi je me dis que cette réconciliation si elle ne vient pas du cœur, si on n’utilise pas le droit, les textes juridiques et le règlement intérieur du SLECG, c’est comme si on est en train de nous distraire ».

A rappeler que lors de leur rencontre avec le CNRD dans le cadre des concertations nationales, il a été instruit au mouvement syndical guinéen d’aller vers une unité d’action.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com