« Impacts sectoriels du COVID et réponses agriculture et élevage » est l’un des thèmes qui ont été débattus au Salon des entrepreneurs de Guinée (SADEN). Le ministre délégué à l’Agriculteur et à l’Elevage, Roger Patrick Milimono, était l’un des panelistes. Selon lui, la pandémie à Coronavirus a fait des graves conséquences.

« La COVID-19 est apparue dans notre pays précisément le 12 mars 2020. Et depuis cette date, à nos jours elle continue de sévir. Elle a impacté tous les secteurs économiques et sociaux notamment l’agriculture. Au niveau de l’agriculture, les producteurs de pomme de terre, presque toute leur production a été perdue parce qu’ils n’ont pas pu écouler vers les marchés intérieurs et extérieurs. Il y a aussi des grands risques au niveau des producteurs d’anacarde. Il y a aussi du côté de l’élevage des pertes de poulets et de bétails. Au niveau des poulets, ça s’élève en douzaine de milliers de poulets qui sont morts par manque d’alimentation. Parce que dans les mesures contraignantes qui ont été prises, la mobilité spatiale a été restreinte. Donc, ce qui faisait qu’on ne pouvait pas drainer les intrants ou les aliments de volaille vers les producteurs agricoles. Cela a fortement impacté leurs productions  et ça été pour eux une perte sèche », a expliqué le ministre.

Avant d’ajouter : « Face à cela, le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement entre autres pour le secteur de l’anacarde, le gouvernement a débloqué 15 milliards de francs guinéens, il a mis à la disposition des producteurs.  Ensuite, vous avez à travers les projets, il faut que je dise quand un projet intervient c’est le gouvernement qui a intervenu parce que c’est le gouvernement qui signe le financement. Parce que, quand c’est un financement à rembourser c’est que c’est le gouvernement qui finance les activités agricoles que ces projets visent avec le soutien sûr d’un partenaire financier. Donc, il y a eu pas mal de projets du secteur de l’agriculture qui ont utilisé, il y’a une close souvent qu’on met dans les accords où il est dit que en cas de catastrophe par exemple sanitaire ou naturelle, une partie des ressources peuvent servir au financement de certaines activités pour atténuer les effets néfastes de cette catastrophe.  C’est ainsi donc, on a déclenché cette procédure d’urgence au niveau de plusieurs projets. Par exemple le projet de développement de l’agriculture intégré de Guinée financé par la Banque mondiale, a débloqué plus de 38 milliards de nos francs pour apporter des intrants agricoles aux producteurs, des aliments de volaille et ainsi de suite… »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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