En prélude au salon des entrepreneurs de Kindia qui se tiendra demain sous le thème ‘‘l’entreprenariat comme accélérateur des chaines de valeur agroalimentaire’’, les acteurs de la filière ananas se sont réunis pour un atelier, ce vendredi 31 janvier, dans la cité des agrumes.

Cette rencontre initiée par l’ONUDI (organisation des nations-unies pour le développement industriel) et le SADEN, se place dans le cadre du projet de relance de la filière ananas (REFILA).

Pour le contexte de la rencontre, le coordinateur du projet, Ousmane Barry, a instruit que ‘‘l’activité de relance de la filière ananas est une activité s’inscrivant dans le cadre global d’un projet régional qui est la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest. C’est un programme financé par l’Union européenne pour rendre tous les 16 pays compétitifs sur le plan international’’.

D’après lui, chaque pays a identifié un produit phare qu’il souhaite rendre compétitif sur le plan international. ‘‘L’Etat guinéen a choisi l’ananas. Ce choix n’est pas un choix fortuit, parce que la Guinée a des prédispositions pour cette filière (…). Nous voulons associer tous les acteurs possibles sur cette filière pour que la relance soit effective’’, a-t ’il expliqué.

Avec des objectifs tel que : ‘‘Mettre en valeur et atteindre sur 800 hectares de plantation, avec un rendement moyen de 50 tonnes par hectare en 2020. Et à l’horizon 2025 produire 200 mille tonnes d’ananas frais pour 50 mille tonnes export.’’

Moussa Camara, président des planteurs de la filière fruit de la Basse Guinée a fait savoir que la mise en œuvre de ce projet permettra ‘‘aux différents acteurs de la filière d’améliorer leur niveau de production en quantité et en qualité dans les différents maillons des chaines de valeur. Le développement de la production de l’ananas, sa transformation et sa commercialisation est un moyen de contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et un facteur important de la sécurité alimentaire.’’

Remerciant plus loin les partenaires techniques et différents départements sectoriels il s’est engagé de ‘‘mettre tout en œuvre pour réussir cette relance’’.

Après avoir rappelé qu’en ‘‘en 1958, la Guinée exportait 55 mille tonnes d’ananas à partir du port de Benty’’, le préfet, N’fansoumane Touré s’est dit persuadé que ‘‘les groupes de travail qui vont être constitués à cet effet, auront la compétence nécessaire pour solutionner les contraintes. Afin que notre pays puisse améliorer la performance de cette filière en favorisant sa croissance et en améliorant le climat des affaires en Guinée’’.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com