Ecrire aux entreprises publique et parapublique pour leur demander de « soutenir » des actions, on ne peut plus saugrenues, semble être un dada pour Dansa Kourouma, président du CNT.  Selon une information révélée à celui-ci sans qu’il ne daigne nous répondre, il a fait payer à des entreprises notamment l’ARPT-voir fac-similé-, son installation à la tête du Conseil national de la transition. Ainsi, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication a payé cash 500 millions de GNF qui auraient servi à acheter des ordinateurs, caméras, mobiliers de bureaux, etc.

Sachant que selon une source proche du CNT, au coup d’état du 5 septembre, « Damaro [président de l’Assemblée nationale à l’époque], avait laissé dans le compte de l’institution, environ 7 milliards de GNF », la question que l’on peut bien se poser est celle de l’opportunité de demander à des entreprises de payer la rénovation des bureaux suffisamment relookés par l’ancien président de l’Assemblée.

Récemment, la presse a publié une lettre de Dansa Kourouma-encore lui-, demandant à une entreprise publique de « soutenir » un reportage que doit réaliser un journal français. L’argent a été payé. Le reportage, lui, tarde à être publié.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com