Un haut responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a mis en garde que la crise sanitaire que représente l’ébola avait le potentiel pour réduire à néant les efforts déployés pour stabiliser la sous- région d’Afrique de l’Ouest.

Il a par conséquent demandé que des mesures d’urgence soient mises en oeuvre afin d’empêcher que cette crise sanitaire qui a déjà fait des milliers de morts ne puisse pas entraîner également une crise socioéconomique.

“Cette crise sanitaire dévastatrice a détruit des vies et des communautés. Elle affecte également les économies nationales, éliminant des moyens de subsistance et des services essentiels”, a déclaré jeudi Magdy Martínez-Solimán, secrétaire-général adjoint de l’ONU et directeur du Bureau du PNUD pour le soutien aux politiques et aux programmes, en entamant une visite de 10 jours dans les trois pays les plus affectés que sont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

M. Martínez-Solimán, accompagné dans cette tournée par le vice- directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, Ruby Sandhu- Rojon, visitera également les centres de traitement de l’ébola et les sites de projets du PNUD, indique un communiqué publié jeudi soir par le bureau des Nations unies au Ghana.

L’ONU a déclaré que la crise de l’ébola menaçait désormais de faire reculer les pays affectés de plusieurs années.

Selon le communiqué, la croissance du PIB en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria ont diminué de 2 à 3 points de pourcentage et les pays devraient perdre 13 milliards de dollars en raison du virus Ebola.

Les moyens de subsistance des gens sont en diminution à cause de la perte de salaire et diminution de la productivité.

Il a ajouté que l’épidémie d’Ebola a également eu un impact sur les services sociaux de la région alors que les écoles primaires et secondaires et les universités sont fermées en Guinée. Au Liberia, la couverture vaccinale a diminué de 50% au cours des premiers mois de l’épidémie.

Selon l’ONU, la sécurité alimentaire a également été touchée, avec moins de personnes pouvant travailler dans les champs.

“Le prix du riz a augmenté d’au moins 30% en Sierra Leone, et en Guinée, la production de riz a déjà connu une baisse de 10%”, selon l’ONU.

Xinhua

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