Au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre reporter, ce lundi 28 décembre, le camarade Lambert Théa, secrétaire général du bureau de l’Union communale du SLECG de Matam, a haussé le ton contre certains « agissements » du général Aboubacar Soumah au sein de la structure syndicale. Notamment la vague de remplacements des cadres du bureau exécutif national qui, selon lui, est une violation flagrante des textes fondateurs dudit syndicat.

A en croire ce compagnon de lutte du camarade Soumah, lors des précédents mouvements de revendications des enseignants, avant de se voir être suspendu de ses fonctions par ce dernier, l’heure est à la dénonciation, car, dit-il, « qui ne dit rien consent ».

« En matière syndicale, un élu ne peut pas faire remplacer un élu. Aucun texte fondateur du SLECG ne le stipule. Nous avons été élus au même titre que lui à une assemblée extraordinaire, souveraine. Je me demande sur quelle base légale il peut prendre une telle décision incongrue. En matière syndicale, on ne nomme pas, on élit. C’est un acte qui n’a pas d’effet. C’est nul et de nul effet. Il a juste voulu plaire à son entourage », a indiqué Lambert Théa, à l’entame de ses propos.

Après avoir souligné que les membres récemment nommés par Aboubacar Soumah ne jouissent d’aucune légalité ni d’aucune légitimité, le secrétaire général du SLECG de Matam a fait savoir qu’à travers ces agissements, le camarade Soumah est « aujourd’hui dans la pensée des politiques. Donc c’est la politique qu’il mène tout en se couvrant de la couverture d’un syndicaliste… Nous sommes déçus. Il n’est pas là pour aider les enseignants… »

Avant d’ajouter : « Nous sommes en train de nous préparer par rapport à la tenue d’un congrès. Nous sommes élus pour un mandat de 5 ans, mais l’extraordinaire peut se produire en procédant à un conseil syndical, qui peut casser le mandat d’un élu… Dans ce cas, ça peut être un bureau transitoire, le temps pour nous d’achever le mandat en cours ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com