C’est pour un cas de viol sur une mineure de 7 ans que Aboubacar Siddy Bah, habitant du quartier Wanindara et staffeur de profession a été présenté à la presse, ce mardi, par les services de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs.

Le présumé violeur nie toute implication dans cet acte qu’on lui reproche. Ce, malgré les conclusions du médecin légiste.

D’après le commissaire Ibrahima Rifac, chef de département protection genre et enfance au niveau de l’OPROGEM, il s’agir d’« un cas de viol, qui nous été référé par nos collègues d’Enco 5, sur une fillette de 7 ans. Le prévenu nie les faits en bloc. Mais nous avons référé la fille à la médecine légale. Celle-ci a relaté un cas d’ITT (incapacité totale de travailler, ndlr) de 15 jours ».

« Selon le témoignage de la fille et celui de son père, elle était de passage au quartier Wanindara, où l’acte s’est passé. Le monsieur l’a intercepté et lui a fait sa salle besogne. Arrivée à la maison, puisqu’elle saignait, son père s’est intéressé pour savoir de quoi il s’agissait. Elle aurait dit à son père qu’elle ne peut pas dire le nom de l’intéressé puisqu’elle ne le connaissait pas. Mais qu’elle peut l’indiquer. Arrivés sur les lieux, sur un groupe de six, c’est ce monsieur qui a été indexé. Et à trois fois de suite elle aurait maintenu sa version », a-t-il poursuivi.

Pour le prévenu, c’est une accusation infondée qui l’a conduit là. « Je suis là pour une accusation de viol. Je ne connais rien dans cette histoire. J’étais assis avec mes amis. La fille nous a trouvés avec son père. Son père lui a dit d’indexer celui qui lui a fait la chose. Elle m’a montré. Son père m’a dit de me lever et de le suivre. Je me suis exécuté. Son père m’a demandé. Je lui ai dit que je ne connaissais rien. Il m’a dit d’aller au commissariat. Nous y sommes allés », a-t-il expliqué.

« Au commissariat, le père de la fille a donné des explications. Moi aussi j’ai donné ma version. Je leur ai dit qu’ils disent que le cas s’est déroulé deux jours avant. Que moi je ne sais rien », a poursuivi le présumé violeur.

Avant de dire une fois encore : « Ce n’est pas moi. Tout le monde le sait. Dans le quartier, je peux lever ma main. Je ne connais pas la fille. Mais nous sommes dans le même quartier. Ici, ils ont demandé à la fille, et elle a dit qu’elle ne me connaît pas. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com