Depuis le 10 janvier dernier la nouvelle direction générale de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a entamé des rencontres de prise de contact avec les acteurs des postes et télécommunications évoluant dans le pays.

Selon Sékou Oumar Barry, le directeur général de l’ARPT, l’objectif de ces rencontres est de non seulement connaître les attentes et les préoccupations des acteurs des postes et télécommunications mais aussi de partager les nouvelles orientations en termes de collaboration dans le futur pour le bénéfice des consommateurs.

Les directeurs généraux des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et ceux des opérateurs postaux ont été les premiers rencontrés. Le directeur général les a invités au respect des engagements (paiement des arriérés…) et des dispositions législatives et réglementaires (cahier  des charges, lois, décrets, arrêtés et décisions) ; l’amélioration de la qualité de service ; la création des conditions d’une concurrence saine et loyale mais aussi l’égalité de traitement entre les acteurs.

A leur tour, les représentants des fournisseurs d’accès à internet, n’ont pas manqué de soulever quelques problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs activités. Ces problèmes sont entre autres : « les travaux sur les axes routiers qui entrainent la coupure de la fibre optique et l’arrêt momentané de la fourniture de l’internet ; les coûts des redevances FH et VSAT qui empêchent la couverture des zones blanches ; les tarifs proposés dans le catalogue des prix de la SOGEB qui empêchent le déploiement des FAI à l’intérieur du pays. »

La série de rencontre a été bouclée par la rencontre avec les opérateurs téléphoniques. « Nous sommes là dans le cadre d’une visite de courtoisie. Nous sommes venus nous informer de vos préoccupations et de vos attentes de l’ARPT », a lancé le DG de l’ARPT avant d’ajouter que, « l’ARPT a une responsabilité triangulaire. Nous ferons preuve d’impartialité totale. Il faut que le marché soit régulé pour l’intérêt du consommateur ».

Le DG de Orange Guinée, Papa Thierno Mohamed Diop, dans son intervention a plaidé pour un traitement égal entre les différents opérateurs. S’exprimant sur les préoccupations (ou freins), il a évoqué la pression fiscale, la TVA appliquée sur les terminaux très élevée, la perception par l’Etat de 51% du trafic, les difficiles conditions d’exploitation, le difficile accès aux sites à l’intérieur du pays et les difficultés d’identification des clients avec les cartes d’identité guinéennes.

A la fin des rencontres, le DG de l’ARPT, a laissé entendre que, « le secteur a besoin de régulation. Il y a beaucoup de défis qui nous attendent. On a retenu les avis des uns et des autres. Il y a beaucoup d’attentes venant des consommateurs, des investisseurs et également de l’Etat. Donc nous sommes au milieu pour tout faire afin de gérer cette situation. Les consommateurs s’attendent naturellement à une baisse des prix et au retour de certaines normes auxquelles ils étaient habitués. Il y a beaucoup de plaintes par rapport à la dégradation de la qualité de services par rapport à la qualité de réseau. Il est de notre devoir en tant que régulateur de nous entretenir avec les différents acteurs pour voir comment est–ce qu’on peut donner aux consommateurs ce qu’ils méritent, une très bonne qualité de service ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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