Venu ce mardi 25 juin, à la maison commune des journalistes, à Conakry, pour officialiser son adhésion au Front national de défense de la constitution (FNDC), l’écrivain guinéen, Tierno Monénembo, auteur de l’œuvre, Les crapauds-brousse (Le Seuil), a répondu par la négative à la question selon laquelle il appartiendrait au principal  parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG.

Il a fermement rejeté : « Je ne suis pas membre de l’UFDG. Je n’ai jamais été membre de l’UFDG. Je ne suis membre d’aucun parti politique. Je suis trop libre pour adhérer à un parti politique. C’est vrai que je suis un sympathisant de l’UFDG, et au-delà de l’UFDG, de l’opposition. Pourquoi, d’ailleurs, j’ai été dans l’UFDG ? C’est simplement parce que quand je suis arrivé en Guinée, Cellou m’as invité, Sidya m’aurait invité, je serais venu ; Lansana Kouyaté qui m’aurait invité, je serais venu. Même aujourd’hui si Sidya m’invite, demain je viendrais. Rien ne me lie à l’UFDG. Je n’ai aucun contrat avec l’UFDG. Je n’ai aucune contrainte au sein de l’UFDG. Je suis un homme libre, je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux. Je n’ai aucun compte à rendre à l’UFDG. Je ne me vois pas appartenir à un parti politique, parce que ce n’est pas dans mon caractère. Je suis tellement libre et il y a trop de discipline dans un parti politique, trop de réunions. Il faut respecter le chef, je n’aime pas respecter le chef (…) Demandez à Cellou ou à n’importe qui, je ne suis pas membre de l’UFDG. Je n’ai jamais assisté à une réunion technique de l’UFDG. J’ai assisté à leurs assemblées générales, souvent. C’est public, c’est ouvert à tout le monde. J’ai assisté parfois à une réunion où tous les partis politiques se trouvaient. Entre les deux tours, lors de l’élection présidentielle de 2015, il y a eu une réunion de l’UFR, l’UFDG, PEDN. Je suis venu assister, je n’ai rien dit, j’étais juste en observateur ».

L’écrivain a aussi fait savoir qu’ « encore une fois, regardez-moi très bien. Si jamais, j’étais membre de l’UFDG, je serais venu ici pour le clamer haut et fort. Je n’aurais eu peur de personne. Je ne le suis pas. Ce n’est pas dans mon caractère. Je n’ai pas la discipline militante. Mais que je sois sympathisant, oui ».

Il a finalement ironisé, en disant par rapport à la campagne de l’UFDG, en 2015 : « Cela m’a permis de découvrir les 33 préfectures du pays. Je ne connaissais pas Boké, je ne connaissais pas Boffa, je ne connaissais pas Tougué ni Mali… Ça m’a fait du tourisme. D’ailleurs, après, j’ai dit à Cellou, je ne ferai jamais ce métier-là.  C’est très fatigant… »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Publicités

Laisser un commentaire