Un jeune de 25 ans a été condamné, ce mardi 18 février, à 3 ans d’emprisonnement ferme par le tribunal de première instance de Dixinn. Bachir Diallo, c’est le nom du jeune qui a été reconnu coupable de viol sur mineure par le tribunal criminel de Dixinn.

Les faits remontent au 2 janvier 2019, lorsque Bachir Diallo, maçon de profession, a violé une fillette de 9 ans, par attouchement, au quartier Sonfonia dans la commune de Ratoma. A la barre, le 10 février dernier pour sa première comparution devant le tribunal criminel, dans un premier temps, Bachir Diallo a nié les faits articulés contre lui.

Dans sa narration, le désormais coupable a expliqué qu’il s’est rendu librement au commissariat de Sonfonia sous la demande des parents de la victime. Après son audition, il a été auditionné, a été déféré au tribunal de première instance de Dixinn. Devant le juge d’instruction il a reconnu les faits.

“Je lui ai donné de l’argent pour m’acheter du bissap et du pain, à son retour je l’ai fait rentrer dans la chambre. J’ai enlevé son slip, comme elle avait commencé à pleurer, je l’ai laissé sortir. Quelques temps après, j’ai aperçu les parents de la fille en train de venir me chercher”, a expliqué Bachir Diallo à la barre.

Avant de reconnaitre : ” Je l’ai violée avec mon doigt et non avec mon sexe… la fille n’était pas consentante.”

Enfin, “je demande pardon au tribunal, je le regrette. C’est ma première fois et je ne ferais plus “.

Dans les réquisitions, le ministère public avait demandé au tribunal de retenir Bachir Diallo sur les liens de la culpabilité et le condamner à 3 ans d’emprisonnement. Il a justifié sa réquisition par le fait que le prévenu, à la barre, a reconnu les faits.

De son côté, l’avocat de Bachir Diallo a plaidé coupable et a demandé au tribunal de lui accorder de larges circonstances atténuantes.

Ce mardi 18 février, dans son délibéré, le tribunal a retenu Bachir Diallo dans les liens de la culpabilité et l’a a condamné à trois ans d’emprisonnement ferme. Le coupable a 15 jours pour faire appel de la décision s’il n’est pas d’accord.

Il faut rappeler que dans ce dossier, les parents de la fillette se désistés depuis au commissariat. C’est l’action publique qui a été poursuivie jusqu’à la tenue du procès.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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