Amadou Diouldé Diallo

Après les réquisitions du parquet, c’est les avocats de la défense qui ont plaidé dans l’affaire de Amadou Diouldé Diallo, ce 13 avril. C’est Me Mohamed Traoré, qui a ouvert le bal. Selon lui, « en mettant  le journaliste en détention provisoire, le procureur a fait une mauvaise application de loi sur la liberté de la presse ».

Pour Me Traoré, Amadou Diouldé n’a commis un crime il a « juste voulu tirer la sonnette d’alarme ».

Après une pause de 20 mn, Me Alseny Aissata Diallo, au nom des autres avocats qui n’ont pas pris la parole pour plaider a  déclaré: « nous plaidons non coupable et nous demandons de vider le dossier sur siège… »

Ensuite il a demandé  la libération du détenu : « Si vous ne pouvez pas vider le dossier sur siège, nous vous prions de nous remettre notre client parce qu’il est sous mandat dépôt… »

Réagissant sur la demande formulée par les avocats de la défense, le procureur Sidy Souleymane Ndiaye a déclaré qu’en mettant en liberté Amadou Diouldé, « il y a un risque élevé du renouvellement de l’infraction ».

Avant de solliciter du le tribunal le « renvoi en trois semaines pour vider le dossier et en maintenant la même mesure (détention du journaliste) ».

Quelques temps avant, dans ses réquisitions, le procureur avait  fait une sélection des propos du journaliste tenus sur Lynx FM, le 21 janvier 2021. Pour lui, ces propos prouvent qu’Amadou Diouldé Diallo a offensé  le président de la République. 

Pour sanctionner « l’infraction » que le journaliste aurait commise, Sidy Souleymane a demandé au tribunal de retenir Amadou Diouldé Diallo dans les liens de culpabilité et le condamner à la peine d’amande de cinq millions de GNF. 

Après tout, le juge a rejeté la demande de mise en liberté du journaliste et a mis le dossier en délibéré pour le 28 avril prochain. 

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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