Poursuivi pour des faits de diffamation, Etienne Soropogui, dans l’affaire qui l’oppose au directeur de la Caisse nationale de la sécurité sociale, Malik Sankhon, a été condamné par le tribunal de première instance de Dixinn, ce jeudi, à des peines pécuniaires.

Cette décision a été rendue à l’absence du prévenu et de ses conseils.

Dans la salle, le juge Alphonse Charles Wright a déclaré, «Étienne Soropogui coupable de délit de diffamation par voie de presse sur la personne de monsieur Malik Sankhon.» À cet effet, Il l’a condamné au «paiement d’une amende de 2 millions de francs guinéens.»

Reconnaissant ensuite le prévenu responsable des préjudices causés au plaignant, il l’a aussi condamné  «au paiement à son profit d’un franc symbolique de 20 mille francs guinéen. Ordonne la publication de la décision dans trois journaux de presse, observateur, Lynx et indépendant. À la charge du prévenu».

Au sortir de la salle d’audience, Me Lancinet Sylla, conseil de Malik Sankhon s’est dit satisfait de cette décision. «M. Malik Sankhon, lui tout ce qu’il recherchait, c’était comment il pouvait voir son honneur rétabli dans cette affaire. Il n’avait demandé que le franc symbolique comme dommage et intérêt. Ce qui lui a été accordé. Il avait sollicité et il l’a obtenu, qu’il soit ordonné la publication de la décision de condamnation dans des organes de presse», a rapporté l’avocat.

À la question de savoir pourquoi une peine de privation de liberté n’a pas été prononcée, il a expliqué: « vous savez, nous sommes en matière de délit de presse. C’est la dépénalisation. Ce qui signifie que des peines qui peuvent être prononcées sont des peines d’amende.»

D’après lui, « cette décision de justice sonne comme la fin du règne de l’impunité pour certains leaders politiques…»

Me Lancinet Sylla, conseil de Malik Sankhon

Pour rappel, le 23 janvier dernier, dans une émission à grande écoute, Étienne Soropogui avait accusé Malick Sankhon d’être le responsable de la calcination des véhicules à la Casse. Une accusation qu’il n’a jamais pu prouver à la barre.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com