Les mauvaises langues disent que Dansa Kourouma, président du CNT aurait pris parti en faveur de son ami Mory Condé, ministre de l’Administration du territoire, dans le bras de fer engagé entre ce dernier et le premier ministre, Mohamed Béavogui autour du dialogue avec les « forces vives ». L’un voulant un soliloque, l’autre un « vrai dialogue ».

L’ultimatum de Dansa au premier ministre ne viserait que faire boire le calice jusqu’à la lie à ce dernier qui, d’habitude très convenant, a pour une fois, osé prendre ses responsabilités.

Sinon qu’en réalité les juristes l’ont dit : Le premier ministre n’a aucune obligation de présenter sa politique générale au CNT. Secundo : malgré tout, Mohamed Béavogui, selon nos informations, était dans de bonnes dispositions à se présenter devant Dansa. Celui qui se croit mordicus être le représentant d’un peuple qui ne l’a jamais élu a profité d’un atelier pour envoyer un ultimatum au PM. Comme si les portes de celui-ci lui étaient fermées. Intriguant non ?

Des toutes façons la sortie de Dansa met sur la place publique les dissensions au sommet de l’Etat. Et compte tenu du gabarit des protagonistes, il est plus que souhaitable que l’employeur de Dansa Kourouma et de Mohamed Béavogui sorte du mutisme pour mettre le point sur le i. A moins que ce soit une situation qui arrange le CNRD.

Par Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com