Dans la nuit d’hier, un Véhicule Administratif (VA) a été incendié à quelques pas du ministère des Hydrocarbures, face à un commissariat au quartier Minière. Il s’agit de la voiture de service du conseiller juridique du ministère des Sports, de la Culture et du patrimoine historique.

Visiblement déçu, Kerfala Makanera, a expliqué : “C’est hier aux environs de 1h 50min, qu’un enfant est venu taper à ma porte, il dit ‘tonton, venez rapidement, ils ont incendié votre voiture’. J’ai dit ‘en bon?’ En face du commissariat Et à pareille heure ?’ Donc je me suis transporté sur les lieux. Et j’ai constaté effectivement que le véhicule brûlait. Des gens étaient arrêtés à distance, personne n’osait s’approcher, parce que ça explosait dedans…”

Pour lui, il s’agit d’un acte prémédité. “Le véhicule gare ici depuis plus deux ans, dit-il, mais il faut reconnaître que c’est un attentat ciblé. Il n’y a pas un parc ici ; du carrefour jusque-là, il n’y a que des véhicules, c’est seulement un VA qu’on brûle. C’est quelque chose de prémédité, ce n’est pas un fait du hasard”.

Selon lui, la police est en train de faire le constat et une procédure sera engagée, afin de déterminer les causes réelles de cet incendie.

L’acte s’est passé en face du commissariat routier de Dixinn, dont le commissaire spécial, Arafan Camara, a déclaré :  ” C’est dommage que le véhicule soit garé en face du ministère des hydrocarbures qui a un gardien et qu’il prenne feu et personne n’est alerté. C’est un peu gauche. Je ne peux pas me déterminer pour dire que c’est l’acte criminel. Le véhicule est immatriculé en VA et le moment actuel, je peux dire que c’est peut-être à cause de ça que certains sont venus incendier le véhicule. Le véhicule n’est pas sous la responsabilité du commissariat. Le commissariat a une porte la nuit on ferme et les agents restent dedans. Ils ne sont pas à la porte. La nuit, on ferme le portail et ils restent dedans. C’est sous la responsabilité du ministère.”

De son côté, le gardien du ministère des hydrocarbures, trouvé sur place, a affirmé ne rien savoir dans cette affaire. Car, dit-il, “on reste ici jusqu’à 19h et tant que nos relèves ne viennent pas, on ne quitte pas. Hier, le chauffeur a garé la voiture à 17h et nous avons quitté quand nos relèves sont venues”.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com