Des falaises du Fouta-Djallon, ils descendaient dans les plaines faire fortune sur les rives des affluents du fleuve Djoliba et ne remontaient pas chez eux sans y avoir imprimé leur marque sur le réseau de distribution des denrées de première nécessité et d’y avoir laissé quelques progénitures, qui venaient consolider des siècles d’entente avec le peuple Malinké.

Les plus fortunés des bords du Tinkisso, du Milo et du Sankarani n’avaient qu’un seul rêve : grimper les falaises escarpées des bergers Peuls, chargés comme des mules de kilos d’or des mines artisanales du Bouré, en guise de dot, pour prendre en énième noce une de leurs princesses, tissant ainsi un lien coutumier avec la théocratie historique du Fouta-Djallon.

Ces deux peuples se riaient d’eux-mêmes quand il le fallait, dans une série de boutades les plus drôles les unes que les autre, que seuls les Sanakou (lien social qui permet sans limite toute sorte de plaisanteries entre groupes ethniques) détiennent les codes.

Puis émergea dans la seconde moitié du siècle dernier, une coalition de pseudo-intellectuels, réticents à l’héritage de ce ciment social, qui s’évertua depuis son avènement à massacrer l’harmonie qui régnait en Guinée, mais le pays résiste.

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