Mariam Kouyaté, journaliste à Lynx FM, a été interpellée pendant qu’elle faisait une enquête à l’Hôpital public Ignace Deen,  mercredi dernier. Pour que plus jamais ça, l’Association des professionnelles africaines de la communication (APAC), l’Alliance femmes et médias (AFEM) et l’Association des femmes journalistes (AFJ) ont rendu publique une déclaration ce vendredi 3 février 2017, dans la salle Elhadj Mohamed Koula de la maison de la presse.

Dans la déclaration dont notre rédaction détient une copie, les ONG dénoncent avec énergie cet acte illégal et condamnent vigoureusement cette nouvelle forme de tentative de musellement de la presse guinéenne. Elles disent n’accepter aucun recul de la liberté  de la presse, acquise après des années de lutte.

Plus loin, les ONG déplorent ‘‘le silence inacceptable de la Haute Autorité de la Communication’’ avant de l’inviter à s’investir davantage dans la protection des journalistes et à garantir le libre accès à l’information. A l’administration publique ainsi qu’aux services de sécurité les ONG lancent un appel pour le respect de la carte de presse qui donne le droit au journaliste d’exercer son métier.

Par ailleurs les ONG exigent de la direction de l’hôpital Ignace Deen, des explications et excuses publiques à la presse par rapport à l’interpellation de la journaliste.

Pour finir les ONG appellent l’ensemble des acteurs  des medias à se battre pour une presse libre et indépendante en exigeant l’application et le respect de la loi L002 sur la liberté de presse, d’œuvrer pour que la loi L003 sur l’accès à l’information publique soit appliquée. Elles invitent la cour suprême à donner une suite favorable à la procédure engagée par l’AGEPI (Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante) au sujet de la loi portant accès à l’information publique.

Bhoye Barry pour guinee7.com