Assassiné le vendredi 31 Mai 2019, lors d’une manifestation des étudiants à l’université de Labé, les proches d’Amadou Boukariou Baldé, étudiant en L2 Informatique, demandent toujours justice. Après plus de six mois, les étudiants réunis au sein de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG) comptent se faire entendre ce jeudi 7 Novembre 2019 à travers une marche pacifique.

Depuis l’assassinat du jeune étudiant en mai dernier, le dossier semble être classé sans suite à la justice. C’est du moins ce qu’estime la Fédération estudiantine de Guinée. Pour demander toute la lumière dans cette affaire, les étudiants projettent des séries de manifestations qui commencent par une marche pacifique ce Jeudi 7 Novembre. A cet effet, une lettre d’information a été adressée à la mairie de Labé. Cette marche partira du rond-point du Tinkisso pour la devanture du tribunal de première instance de Labé. Pour les organisateurs de la marche, ce serait une première façon, parmi tant d’autres, d’attirer l’attention de la justice. Si toutefois, la justice ne réagit pas, la Fédération estudiantine de Guinée menace d’organiser des marches pacifiques dans toutes les universités du pays. Au-delà, elle menace de déclencher une grève générale. 

Rappelons qu’après l’assassinat du jeune Amadou Boukariou, les parents de l’étudiant avaient, dans un premier temps porté plainte contre le Gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, les commandants de l’escadron  de la gendarmerie mobile N°8 et de la CMIS. A l’époque, le TPI de Labé s’était déclaré incompétent de juger l’affaire. Depuis, c’est silence radio.

Mohamed Samoura pour Guinee7.com 

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