Abdoulaye Sow

Depuis le 12 octobre dernier, la Cour d’appel de Conakry a rendu un jugement en faveur de l’USTG dirigée par le Camarade Abdoulaye Camara dans l’affaire l’opposant à l’autre camp du même syndicat dirigé par le camarade Abdoulaye Sow.

La décision de justice rendue par cette Cour a purement et simplement invalidé le congrès élisant Abdoulaye Sow à la tête de l’USTG, tout en lui interdisant de s’exprimer dorénavant au nom de ladite structure syndicale, avant de le sommer également à  libérer le siège de la centrale qu’il occupait depuis trois ans.

Ces derniers jours, Abdoulaye Camara et son équipe ont décidé de passer à la vitesse supérieure en tentant de faire appliquer à lettre la décision de justice rendue par la Cour d’appel.

« Nous allons maintenant procéder à l’exécution correcte de cette grosse. Tout ce qui est dedans sera exécuté. Ça au moins c’est clair comme l’eau de roche. Et nous, on prévient. On a beaucoup de respect pour le général Abdoulaye Sow, mais il est interdit de toute déclaration maintenant au compte de l’USTG ; ça, c’est terminé. Il le fait, on va porter plainte contre lui…  La grosse est claire il est dit en haut au nom du peuple de Guinée. Ça veut dire que ce jugement engage le peuple de Guinée, et Abdoulaye Sow est parmi ce peuple, il est dans l’obligation de respecter cette décision, s’il ne le fait pas on va le poursuivre. Ça au moins c’est clair. Donc il n’y a pas deux USTG en Guinée. Il n’y a qu’une seule et unique USTG et nous comptons sur  l’ensemble des travailleurs de Guinée de nous apporter leur soutien et nous serons de leur côté pour améliorer tous les jours, leurs conditions de vie et de travail », a déclaré Mohamed Lamine Camara Secrétaire général adjoint du l’USTG dirigée par Abdoulaye Camara.

Cependant Abdoulaye Sow et ces hommes à travers leur avocat ont saisi la Cour suprême qui a renvoyé l’affaire au 3 décembre prochain pour la suite de la procédure.

À en croire Me. Salifou Béavogui (avocat du camp d’Abdoulaye Sow), la décision rendue par la Cour d’appel en date du 12 octobre dernier sans même que son client ne soit informé et n’ait la possibilité de se défendre… n’était qu’un simple formalisme et que tout était déjà en faveur de l’autre partie. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé dans l’après-midi de ce mardi 2 novembre.

Pour lui, « là où le bât blesse, c’est qu’aujourd’hui, la partie adverse se saisit de cette décision qu’elle tente coûte que coûte de faire exécuter en tentant d’expulser M. Abdoulaye Sow. Or ce n’est pas une décision exécutoire. Elle n’est pas exécutoire à partir du moment où elle est attaquée devant la Cour suprême. Et ça c’est l’article 80 (portant organisation, attribution et fonctionnement de la Cour suprême) de la loi sur la Cour suprême qui le dit ».

Selon Me. Béa, en pareille situation, toutes les parties doivent attendre que les juges saisis se prononcent.

Pour tout dire, « tant que la Cour suprême ne tranche pas le fond du litige, M. Abdoulaye Sow en vertu du PV d’élection versé dans le dossier du 6ème congrès, nous nous estimons qu’il reste et demeure le secrétaire général de l’USTG. D’autre part nous estimons que cette décision est inexécutable et qu’on cesse de tromper l’opinion ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com