Dans le cadre de la prise en charge des 500 et quelques femmes victimes de la fausse donneuse de grossesse, N’Nafanta Camara, le ministère de la santé à travers l’Agence nationale de sécurité sociale et les services spéciaux chargés de lutte contre la drogue et le crime organisé a annoncé, ce mardi, la mise en place d’un comité technique d’examen médical. Ce tout nouveau comité a pour mission d’identifier les victimes, avant de les orienter dans des centres de santé pour des différents examens.

Le chef de service Santé et prévention des services spéciaux, Dr Mamadouba Fougué Camara a dans son intervention expliqué comment les victimes seront orientées et planifiées dans les différentes structures sanitaires : « Les femmes victimes résidentes dans les communes de Matoto, Matam et Dixinn seront reçues au Centre médical communal de Matam. Les femmes victimes dans la commune de Ratoma, Dubréka seront reçues au centre médical communal de Ratoma. Les femmes victimes résidentes dans les communes de Kaloum et Dixinn seront reçues au centre médical Mère et Enfant Bernard Kouchner. Les femmes militaires, paramilitaires, épouses des militaires et paramilitaires victimes seront reçues au centre Médico-chirurgical Interarmées du camp Samory. »

Il précise également qu’une équipe médicale sera placée dans ces différents centres médicaux composés de 4 membres à savoir : « un réceptionniste, un médecin généraliste, un médecin gynécologue et un médecin psychologue pour des éventualités. Les femmes seront reçues pendant 7 jours dans ces différentes structures sanitaires du pays. Mais pour être acceptées, ces femmes doivent se présenter avec une pièce justificative signée conjointement par le ministère de la santé et le secrétariat général rattaché à la présidence, chargé des services spéciaux. Chaque victime doit être munie d’une pièce et copie de la carte d’identité nationale, passeport, carte d’électeur, permis de conduire ou tout autre document permettant l’identification de la personne », a ajouté Dr Mamadouba Fougué Camara.

De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Dr Sakoba Keita a invité les femmes à faire une prise de conscience et à plus de courage de dénonciation avant de les rassurer que son agence fera tout pour les sortir de cette situation.

À rappeler que, N’Nafanta Camara la principale responsable de ces fausses grossesses dont plus de 500 femmes sont victimes, est actuellement à la disposition des autorités judiciaires du Tribunal de première instance (TPI) de Mafanco où elle attend d’être jugée.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com

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