Depuis 32 ans maintenant, chaque 1er décembre, l’humanité célèbre la Journée internationale de lutte contre le sida. Pour cette année qui est particulière, le thème retenu par l’ONUSIDA est « SOLIDARITÉ MONDIALE ET RESPONSABILITÉ PARTAGÉE ». 

Selon le chef de la mission de Médecins sans frontières (MSF) en Guinée, Frederik van Schrieck, il y a 110.000 personnes vivant avec le VIH-SIDA dans le pays, contre 122.937 en 2018. Par rapport à ces chiffres, la région de Conakry vient en tête avec 27.132 cas, suivi par la région de Kindia avec 15.453 cas. Les régions de Boké et Mamou viennent respectivement avec 12.949 et 6.385 personnes vivantes avec le VIH.

Quant à la région de Nzérékoré, elle compte 19.548 cas de séropositifs, suivie de la région de Kankan avec 18.392 cas. La région de Labé compte 13.248 cas de séropositifs et 9 829 à Faranah.

Parmi la population qui vit avec le VIH/sida en Guinée, selon MSF, les professionnels du sexe (prostituées) font 10,7% ; les hommes et femmes en uniforme 3,5% ; les prisonniers 2,3% ; les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes 11.4% ; les pêcheurs 3,9% et les routiers 2,3%.

Les mêmes chiffres sont confirmés par Dr Abasse Diakité, secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le Sida en Guinée (CNLS). Il a précisé également que « la Guinée a opté pour la gratuité de tous les services liés à la lutte contre le sida ; cela veut dire que la prise en charge est effectivement gratuite sur toute l’entendue du territoire national », a laissé entendre Dr Abasse Diakité, tout en soulignant qu’il y a actuellement 142 sites de prise en charge dans le pays.

A l’occasion de la célébration de cette journée, le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Ibrahima Kassory Fofana, dans un discours lu à la télévision nationale, a renouvelé l’engagement de l’Etat à œuvrer pour une riposte efficace contre la pandémie du VIH en Guinée.

« Il est en effet essentiel que les populations aient accès aux services de dépistage afin qu’elles puissent se protéger et protéger les autres. Pour cela, nous devons repenser nos stratégies en étendant nos actions à l’ensemble du territoire envers les populations avec un accent particulier pour celles qui sont les plus exposées. L’auto-dépistage, le dépistage à base communautaire, le dépistage multiple et le traitement des patients, sont autant de façons d’aider les gens à connaître leur statut sérologique et une meilleure prise en charge vis-à-vis du VIH. Naturellement, tout cela sera soutenu par une sensibilisation accrue », a laissé entendre Ibrahima Kassory Fofana.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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