L’interpellation de deux « homosexuels » à quelques encablures de l’aéroport de Conakry et le viol présumé d’une jeune fille, ont provoqué un emballement sur la toile. Ces affaires de mœurs aliment aussi les débats dans la capitale, où des ONG de défense des femmes, veulent s’arroger le rôle d’être à l’avant-garde de la lutte contre ces travers sociaux.

Dans la capitale, il se passe des choses considérées par bien des gens comme immorales et à la limite de l’indécence. C’est le cas de cet acte d’homosexualité, qui défraie la chronique dans la cité. Deux jeunes hommes qui étaient en « plein ébat sexuel», à quelques encablures de l’aéroport ont été en effet surpris par les services de sécurité. Cela s’est passé dans la nuit du jeudi au vendredi dernier.

L’un d’eux a réussi à prendre la clé des champs. L’autre, n’a pas eu la même chance. Lui, a été interpellé et son image circule sur la toile.  Le commandant Mamadou Alpha Barry, porte-parole de l’état-major de la gendarmerie nationale a déclaré dans la presse, suite à cette affaire, que ses services étaient en train de voir si des infractions étaient prévues par les textes de lois, pour ce qui est de la pratique de « l’homosexualité ».

Il a appelé les gens au calme, notamment certains riverains de la zone où s’est déroulé l’acte, qui réclameraient qu’on leur remette les deux suspects. Dans le but certainement de régler leur compte.

A noter que les réactions à l’endroit de ces jeunes gens, sont toutes hostiles, dans ce pays où les pesanteurs socioculturelles ne laissent aucune place à des telles pratiques comme « l’homosexualité.»

Avant cette scène, le viol présumé d’une jeune fille par un artiste en herbe, réputé pour ses frasques dans le monde du rap avait provoqué un emballement médiatique dans la capitale.

La scène de ce présumé viol a été visionné sur les réseaux sociaux, provoquant l’ire chez la gente féminine surtout. Ce lundi au moment où nous allions sous presse, une marche était prévue par des ONG féminines, afin de dénoncer cet acte ignoble, et exiger que l’auteur soit puni, à la mesure de sa forfaiture.

Quant à la ministre des Affaires sociales, Sanaba Camara, elle n’était pas pour cette marche. Préférant que les choses soient traitées en douceur. Elle a néanmoins promis que justice sera faite.

Mamady Kéita/ Le Démocrate 

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