Selon nos sources, en 2015, 13 départements ministériels sur 15 ont signé des marchés de gré à gré. En tête de peloton de ces départements, figurerait le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation avec 25 marchés pour une valeur TTC de 303 979 741 057 GNF. Après ce ministère, suit celui des Travaux publics avec 8 marchés pour une valeur TTC de 2 396 563 739 852 GNF.

Selon notre enquête, la courbe des marchés de gré à gré par l’administration publique est ascendante. En 2013, 25 marchés de gré à gré ont été signés; 45, en 2014 et 57 en 2015. Au premier trimestre de 2016, on était déjà à 6 marchés.

C’est dire que l’article 38 du Code des marchés publics qui n’autorise que 10 % du total des marchés par autorité contractante, peine encore à rentrer dans les mœurs.

Seul le ministère de l’Agriculture aurait respecté cette disposition en 2015. «Tous les autres départements ont largement dépassé, parfois très largement cette limite», nous dit un contrôleur des finances publiques.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com