Conakry, 05 fév. (AGP)-Le président de l’Union des Démocratiques pour la Renaissance de la Guinée (UDRG),  M. Bah Oury, a accordé cette semaine un entretien à l’AGP, au cours duquel il s’est largement exprimé sur l’opération de déguerpissement des emprises des routes primaires et secondaires, lancé par le ministère de la Ville et de  l’Aménagement du Territoire (MVAT) en collaboration avec le gouvernorat de la ville de Conakry et les 5 communes.  

 Dans son intervention, M. Bah Oury a rappelé qu’au moment où M. Loucény Camara était ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), il avait procédé à la même politique en déguerpissant des concessions qui étaient le long des trottoirs. Par la suite, les mêmes magasins et d’autres boutiques ont été construits sur les mêmes lieux au vu et au su de tout le monde.

Poursuivant, le leader de l’UDRG a indiqué que lorsqu’on veut  assainir une ville, il y a  des citoyens qui,  pour  une raison  ou autre, ont pu construire à travers l’épargne  ou pour gagner quelque chose il faut forcement vendre. Avant de procéder à ce déguerpissement manu-militari, il faut leur trouver des endroits  où il faut leur  construire  des kiosques dans des endroits biens appropriés pour qu’en quittant ces endroits, ils aient un autre endroit pour avoir les moyens de survivre.

«  Mais rien n’est fait à ce niveau-là. D’autres qui ont construit des logements, ils ont peiné pendant des décennies et des décennies pour avoir une maison et pour loger leurs familles,  en tant que puissance publique, vous n’avez pas le droit de détruire le logement d’une famille sans pour autant lui permettre d’avoir un autre endroit pour loger. Donc ça, c’est des attitudes qui manquent d’humanité, qui frisent un certain mépris vis-à-vis de la population en souffrance et ça, c’est contraire à la devise de la Guinée travail, justice, solidarité », mentionne-t-il.

Plus loin, notre interlocuteur a noté que : « la justice, il y a d’une manière ou d’une autre, c’est de manière manu-militari que ces endroits ont été dégagés et la solidarité veut dire que lorsqu’il y a des personnes qui souffrent, la puissance publique a l’obligation de leurs venir en aide. Mais des gens qui étaient logés quelque part, qui avaient les moyens de trouver de quoi survivre, vous détruisez tout cela, vous leur réduisez à la pauvreté sans logement, sans mesure de subsistance et vous leur laissez dans la rue »,  

Pour clore, M. Bah a souligné que cela est contraire aux principes qui ont fondé l’État guinéen  à travers  la devise : «  travail,  justice, solidarité »  et c’est contraire également à l’éthique qu’un pays devrait mettre en œuvre pour se dire,  que protéger les citoyens, leur venir en aide,  sont des obligations constitutionnelles que les autorités guinéennes sont en train de fouler au pied.  

Avec l’AGP

1 COMMENTAIRE

  1. A force de vouloir se placer coûte que coûte à l’avant-scène de l’actualité sociopolitique pourrie du pays, Bah Oury et ceux qui le manipulent ne font quasiment plus que donner toute sa substance à l’expression: “Parler pour ne rien dire”.
    A la lecture de cette interview et d’autres, que cet obligé du mystificateur Alifa Koné (MAK) signe depuis un certain temps, on n’a plutôt du mal à reconnaître celui que l’on disait brillantissime durant ses études secondaires au Sénégal.
    Le leader de l’UDRG devrait, à mon sens, comprendre qu’il se procurerait plus de crédit et de visibilité politique pour son micro-parti et sa personnalité, en raréfiant plutôt les sorties médiatiques aux fins de mieux les préparer.
    Mais ce n’est là qu’un avis de compatriote (neutre et plus vieux), qui l’a observé s’exprimer une fois à Paris, en avril 2011 (…)

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