Au  cours d’une conférence animée ce vendredi, le comité de crise de Womey demande aux autorités après la démilitarisation  de la localité de créer des conditions acceptables pour le retour des habitants. Les membres ont déploré la crainte qui habite  les villageois. Ils veulent que la justice soit rendue sur les pillages et  des huit personnes tuées dans cette localité.

Selon Faya Millimono, membre du comité, par ailleurs leader du parti Bloc Libéral (opposition), il est inadmissible que ces gens vivent dans la brousse. « Nous avons aujourd’hui plus de problèmes que des solutions dans ce village, nous n’avons pas vingt cinq pour cent des populations qui sont dans la forêt revenues  au village. Et le village est dans des conditions qui sont  aussi difficiles que les conditions dans lesquelles vivaient les populations dans la forêt. »

Le constat pour le comité de crise de Womey est la destruction des installations du village mais aussi le manque d’eau potable, Faya dénonce : « Il avait cinq forages dans le village et tous ceux-ci  ont été sabotés. Donc, les populations qui reviennent et qui n’ont trouvé absolument rien dans les maisons qu’ils ont laissées fermées : pas de matelas, pas de chaises, pas des ustensiles de cuisine….Comment peuvent ils avoir le courage de revenir dans le village. »

Les membres de ce comité ont demandé une solidarité nationale et collaborent avec les ressortissants de la localité pour mieux s’enquérir des réalités sur le terrain. Une mission dite humanitaire vient de séjourner à Womey. Selon le comité de crise, son rapport indique qu’une fillette a rendu l’âme où les fugitifs ont érigé leurs campements, puis une femme, la cinquantaine, partie à la recherche de sa marmite au village aurait été  violée par des militaires.

Cette crise a éclaté après l’assassinat de huit personnes, dans la sous préfecture de Womey (N’Zérékoré), venues sensibiliser les populations sur le danger de l’épidémie d’Ebola.

JB.

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