Avec Mohamed Lamine Sylla « Yannik », directeur technique national  de la Fédération guinéenne de tennis, nous avons parlé des difficultés majeures qu’enregistre la Fédération guinéenne de tennis. Il a souhaité que cette Fédération soit prise en compte financièrement par les autorités guinéennes. Entretien.

Dites-nous qu’est-ce qui a motivé cette  sortie devant les médias ?  

Mohamed Lamine Sylla : C’est tout simplement expliquer aux citoyens guinéens, les actions entreprises par la Fédération guinéenne de tennis. Ce que nous sommes en train de faire sur le plan international. Dans un premier temps, on avait estimé que le plus dur, c’était sur le plan international. Mais l’on a constaté que sur le plan national, il est plus difficile de faire passer le message concernant notre institution,  et je déplore cela. Si en Guinée les enfants guinéens ne peuvent pas trouver de logement dans leur pays, moi, je pense que la seule chose à faire, c’est de se battre. Le président de notre Fédération et moi, sommes tous issus des pays de formation occidentale et nous sommes rentrés en Guinée pour partager ce qu’on a appris avec nos concitoyens. Aider les jeunes à se faire du chemin dans ce qu’ils aiment, notamment la pratique du tennis.

Quelles sont les difficultés majeures que  la Fédération de tennis rencontre dans son fonctionnement ?

Je dirai que la difficulté majeure aujourd’hui de la Fédération guinéenne de tennis, ce sont des infrastructures, le terrain de jeux, le siège de la Fédération, qui sont inexistants,  et la deuxième chose, que l’Etat permette aux fédérations nationales et surtout la Fédération de tennis de bénéficier, ne serait-ce que de100 millions de FG par an, comme subvention, afin de pouvoir organiser les compétitions et qu’on puisse  détecter  des jeunes talents. L’Etat doit remplir certaines conditions de base pour ces citoyens. C’est à partir de cela que nous pouvons nous reconnaître en lui, ce ne pas simplement sur la carte d’identité, l’Etat doit exister de façon très clair vis à vis des citoyens. Mais, si l’Etat ne nous fait pas sentir les retombées de la bauxite de la Guinée qu’on transporte du côté de Kamsar, ne serait-ce qu’en le versant dans une association comme c’est recommandé dans notre pays et dans tous les pays civilisés, il sera impossible que l’on se reconnaisse en lui.

Qu’en est-il du dossier qui se trouve au niveau de la direction de du patrimoine bâti public. Pouvez-vous éclairer  notre lanterne ?

C’est par rapport à un projet de 400 millions gnf, mais certains  cadres d’ici sont assis et ils les ont bouffés, ces sous. Ils ont réalisé des travaux, ils disent que les travaux réalisés sont à 80% faits, mais allez-y constater. Il n’y a même pas des travaux de 10 millions qui ont été réalisés là-bas et la date butoir était fixée pour 2011 et nous sommes en 2015. Une chose reste claire, nous savons que l’argent a été bouffé et nous nous battrons pour que le ministère nous restitue le terrain afin que nous puissions faire des investissements. Mais l’Etat a refusé à travers le ministère des Sports, et ce même ministère des Sports veut encore toucher le reste de l’argent, à travers un autre contrat destiné à une autre entreprise, mais c’est seulement un prétexte pour avoir le reste de cet argent, c’est un faux dossier.

Quel message avez-vous à adresser  pour finir aux responsables du département des Sports ?

Ecouter nous nous battons tout simplement pour développer la discipline de tennis en Guinée. Donc nous demandons aux autorités de nous soutenir dans nos actions.

Propos recueillis par Richard TAMONE in Le Démocrate

 

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