Interrogé par la rédaction de Guinee7.com, ce mercredi, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Dansa Kourouma s’est prononcé sur la reconduction dans le nouveau gouvernement, de madame Zenab Nabaya Dramé, alors qu’elle est accusée de détournement de fonds publics.

« Personnellement, je constate que la culpabilité de madame Nabaya n’est pas encore prouvée. Bien qu’il y a une sorte de solidarité gouvernementale qui s’est créée à son niveau, mais sur le plan juridique un procureur s’est saisi du dossier et les journalistes ont été acquittés. Ça c’est déjà un premier pas, ça veut dire que les journalistes n’ont pas menti. Il s’agit maintenant de prouver effectivement s’il y a eu détournement ou pas », a-t-il déclaré à l’entame de ses propos.

Avant d’ajouter : « ce n’est pas un détournement sur un seul ministère, on parle même des dossiers où elle était DAF. Ça devient une nébuleuse difficile à démêler. Il faut que la justice ait beaucoup d’énergie dans les poumons pour pouvoir démêler ce dossier. Mais en attendant que sa culpabilité ne soit prouvée elle a le droit de jouir de ses prérogatives, mais aussi la présomption d’innocence est consacrée par le droit. »

Par ailleurs, Dr. Dansa Kourouma estime qu’ « au-delà de cela, pour des raisons d’éthique, sur d’autres planètes, elle aurait décidé elle-même de ne pas faire partie du gouvernement, en attendant que son innocence soit prouvée… C’est vrai qu’on est au stade de dénonciation, mais l’opinion était en faveur qu’elle ne rentre pas dans ce gouvernement et le gouvernement de la République devait aller dans le sens de ce que l’opinion pense parce qu’on gouverne pour cette même opinion ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com