Fodé Oussou Fofana, physique de boxeur, président du groupe parlementaire du principal parti d’opposition, UFDG, est certainement plus à l’aise sur un ring que dans un débat politique. Ses propos dans les débats tournent essentiellement autours des phrases comme : « nous n’accepterons pas » ; « nous empêcherons » ; « ils nous verront sur leur chemin », et tutti et quanti.

Les nerfs à fleur de peau, mais n’aime pas qu’on lui fasse des reproches à ce sujet. Moustapha Naïté, ministre de la Jeunesse, avec qui il était en débat ce jeudi chez les GG l’a appris à ses dépens : « Vous n’avez pas le droit de me dire de me calmer ! » lui a lancé Fodé Oussou, qui s’offusquait de ce que Naïté défende que l’accord dit additif aux accords de juillet 2013 n’engageait pas le gouvernement.

Aussi condescendant sur les bords? Pas que ça. Fodé Oussou a aussi certainement besoin d’un dictionnaire de français facile. Dans la même émission, Moustapha Naïté dit qu’aucune loi guinéenne ne parle de « préséance par rapport aux élections ». La réaction du député de l’UFDG était implacable : « Les gros mots n’ont pas leur place ici !»

Les auditeurs ont certainement cherché avec des microscopes les « gros mots » dont parlait Fodé Oussou dans les propos de Naïté. En vain. Voulait-il parler de « grands mots » ? Peut-être. En tout cas « gros mot » signifie : mot grossier.

Aziz Sylla

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