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Investiture présidentielle en Guinée : ce que dit la Constitution

Dimanche dernier, la Cour suprême a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Ces résultats donnent Mamadi Doumbouya vainqueur du scrutin dès le premier tour, avec 86,72 % des suffrages exprimés.

À l’issue de cette élection, Mamadi Doumbouya doit être investi dans ses fonctions de Président de la République. Mais que prévoit la Constitution en matière d’investiture ?

L’article 58 de ladite Constitution, en son alinéa premier, dispose : « Le Président de la République élu est investi le jour de l’expiration du mandat du Président de la République en fonction ».

L’alinéa 2 du même article stipule : « Lorsqu’en raison de l’extension des délais d’organisation des élections, due à la survenance d’un cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif de candidats évoqués aux articles 50 à 53, aucun candidat n’est élu à la date d’expiration du mandat du Président de la République en fonction, celui-ci reste en fonction jusqu’à l’investiture du Président de la République élu, dans un délai n’excédant pas quinze (15) jours à compter de son élection ».

L’alinéa 3 précise : « En cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif du Président de la République en fonction, avant l’expiration de son mandat et après la proclamation des résultats définitifs du second tour, le Président de la République élu entre immédiatement en fonction ».

Concernant la cérémonie d’investiture, l’article 59 de la Constitution indique que le Président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle. Toutefois, dans le cas de Mamadi Doumbouya, le serment sera prêté devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle n’existant pas pour le moment en Guinée.

Le même article précise que, lors de la prestation de serment, le Président de la République élu doit prononcer les termes suivants :
« Moi… Président de la République élu, je jure devant Dieu et devant le peuple de Guinée, sur mon honneur :

– de respecter et de faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois, les règlements et les décisions de justice ;
– d’exercer loyalement et dignement les fonctions qui me sont conférées dans l’intérêt supérieur de la Nation ;
– de ne jamais recourir aux pouvoirs qui me sont dévolus à des fins personnelles ;
– de préserver, en tout lieu et en toute circonstance, la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale ;
– de défendre les institutions de la République, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale.

En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ».

Bhoye Barry pour guinee7.com