Censure

Incident frontalier : Conakry libère 16 militaires sierra-léonais

La Primature de la République de Guinée a rendu publique l’issue d’une initiative diplomatique engagée à la suite de l’incident survenu le 22 février dernier à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone. Au cœur de cette démarche : la décrispation et surtout la libération des militaires interpellés.

Selon la Primature, une importante délégation sierra-léonaise, conduite par le ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, Alhaji Musa Timothy Kabba, a été reçue par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Amadou Oury Bah. Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement guinéen ainsi que de la haute hiérarchie militaire.

La mission s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints visant à apaiser les tensions nées des échauffourées frontalières. Mandaté par le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, le chef de la diplomatie de Freetown a transmis un message de salutations fraternelles et réaffirmé l’engagement de son pays en faveur du dialogue et de la coopération bilatérale.

La libération des éléments interpellés, geste d’apaisement

Point central de cette séquence diplomatique : la mise à disposition de seize éléments des forces de sécurité sierra-léonaises interpellés à la suite de l’incident du 22 février. Les autorités sierra-léonaises ont salué cet acte, y voyant un geste fort en faveur de la décrispation.

Du côté guinéen, le ministre des Affaires étrangères, Morisanda Kouyaté, a indiqué que cette décision a été prise sur instruction du Président de la République, Mamadi Doumbouya. Il a souligné que la situation a été gérée dans un esprit de responsabilité, de retenue et de fraternité africaine.

Cette libération marque ainsi une étape significative dans le règlement du différend, traduisant la volonté des autorités guinéennes de privilégier la voie diplomatique plutôt que l’escalade.

Vers un mécanisme permanent de prévention

Au terme des échanges, les deux parties ont convenu de résoudre le différend « autour de la table diplomatique ». Dans cette dynamique, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe et permanente chargée d’examiner les questions frontalières et de prévenir tout nouvel incident.

Pour Conakry comme pour Freetown, cette démarche vise à consolider la paix, renforcer la confiance mutuelle et préserver l’excellence des relations historiques entre les deux pays.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com