Censure

Affaire Makhissa Camara : la CRIEF fixe les plaidoiries et réquisitions au 22 avril

Ce lundi 30 mars 2026, l’affaire impliquant Aboubacar Makhissa Camara, ancien directeur général des impôts, a été examinée devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Le juge a demandé des précisions concernant les sollicitations envoyées à 19 banques primaires via la Banque centrale, ainsi qu’au conservateur foncier de Kindia et au directeur national du cadastre et des domaines.

Selon le parquet, un échange avec le conservateur foncier de Kindia a révélé que « il a plus de 44 000 dossiers, que dans leurs archives s’il faut rechercher ces dossiers ça va être compliqué. Que pour être plus rapide il faudrait que le service du cadastre qui peut préciser le titre foncier et le plan de masse de la personne concernée ».

Cependant, le parquet a précisé que le directeur national du cadastre et des domaines n’a fourni aucune information en réponse à la demande.

L’avocat de l’État a pris la parole pour apporter des observations. Il a expliqué que le directeur national du cadastre a indiqué qu’ils sont en train de travailler sur le dossier. Il a ajouté : « nous avons en outre reçu les éléments de réponse qui sont déjà parvenus à votre chambre ».

Au sujet des réponses bancaires, il a détaillé : « il y a Orabank qui a répondu négativement, Corisbank, négativement aussi et UBA, qui mentionne ne détenir que deux comptes dans leur banque ». Il a également précisé que, selon les lettres reçues, on retrouve le nom d’Aboubacar Makhissa Camara, mais que sur les relevés bancaires, il est inscrit Aboubacar Camara.

Il a donc recommandé de revenir vers les banques, le conservateur foncier et le service du cadastre pour leur demander de rechercher les éléments sous le nom Aboubacar Camara.

La cour a toutefois indiqué que, conformément à l’ordonnance de renvoi, le nom inscrit est Aboubacar Makhissa Camara. Elle ne peut donc pas envoyer de courriers aux banques ou aux services pour des diligences portant sur le nom d’Aboubacar Camara.

L’avocat de l’État a insisté sur la nécessité d’inclure également les noms de l’épouse et des enfants du mis en cause afin de permettre des recherches plus exhaustives.

Le juge a finalement renvoyé l’affaire au 22 avril 2026 pour les plaidoiries et réquisitions si aucun élément n’intervient.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com