Censure

Conakry : 190 enseignants en formation pour révolutionner l’enseignement des sciences

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, à travers l’Inspection régionale de l’éducation de Conakry, organise un atelier de renforcement des compétences des enseignants du secondaire.

Cette formation a été officiellement lancée par le ministre Alpha Bacar Barry, ce lundi 4 mai 2026. Elle durera deux semaines. Au total, 190 enseignants et cadres, sélectionnés dans les communes du Grand Conakry, bénéficient de ce renforcement de capacités.

Selon Thiapato Barry, « nous sommes conscients que l’enseignement des sciences dans nos établissements est encore largement dominé par une approche théorique. Dans cette approche, nous sommes loin de l’esprit scientifique, de l’innovation et de la créativité chez nos élèves. Il devient donc impératif de faire évoluer cette pratique vers une pédagogie active, expérimentale et intégrant pleinement les outils numériques. C’est tout le sens de cet atelier. Il vise à renforcer vos compétences à travers des travaux pratiques de mathématiques, physique, chimie, biologie et des activités numériques ».

Il précise qu’à travers cette session de formation, « il ne s’agira plus seulement d’acquérir des compétences nouvelles, mais de bâtir ensemble une école guinéenne moderne, inclusive et tournée vers l’excellence, où chaque élève pourra apprendre en expérimentant, en créant et en innovant. Je vous invite donc à faire preuve d’assiduité, de curiosité et d’esprit de collaboration tout au long de ces travaux ».

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Dans son discours d’ouverture, le ministre Alpha Bacar Barry a fait savoir qu’il n’est pas exclu d’organiser des formations similaires dans les autres régions du pays. « Ceci est un projet pilote que nous allons évaluer ensemble. Si les bénéficiaires, c’est-à-dire nos collègues enseignants, y trouvent un réel intérêt, notamment en matière de renforcement de leurs capacités, d’amélioration de leurs performances et d’augmentation de leurs connaissances, il sera important de déployer les mêmes formations à Kindia, à Kankan, à Boké, à N’Zérékoré, à Faranah et dans les autres régions administratives du pays », a-t-il déclaré.

« Encore une fois, les thèmes ne doivent pas être des sujets tabous. Ils ne doivent pas être relégués au second plan dans les programmes de formation. Ils doivent constituer le socle de tous nos programmes, que ce soit au primaire, au collège ou au lycée, afin de bâtir une université compétitive. Nous ne devons plus former des automates. Trop souvent, nous reproduisons ce que nous avons appris et le transmettons tel quel à nos élèves, qui se contentent de le mémoriser. Nous devons être en mesure d’aiguiser leur curiosité. Il n’y a aucun doute que le seul espace où l’on peut développer ce type de compétences et d’attitudes est le laboratoire, à travers la formation pratique. Nous devons intégrer cette dimension à nos pratiques et à nos habitudes scolaires. Les laboratoires doivent faire partie intégrante de nos équipements, au même titre que les tables-bancs. Cela doit être obligatoire, surtout dans l’enseignement des STEM », a martelé Alpha Bacar Barry.

Bhoye Barry pour guinee7.com