La Guinée soutient le projet culturel « Mali Sadio »
À l’occasion de la cérémonie de présentation du projet « Mali Sadio », organisée au Théâtre National Daniel Sorano de Dakar, la République de Guinée a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la coopération culturelle avec le Sénégal. Représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le directeur général adjoint de la Direction Générale des Industries Culturelles et Créatives, Macka Traoré, a mis en avant la portée artistique, patrimoniale et économique de cette initiative commune.
Prenant la parole devant les autorités sénégalaises, les diplomates, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du monde culturel, Macka Traoré a d’abord rappelé la portée symbolique de cette rencontre entre les deux pays : « c’est pour moi un honneur, en ma qualité de directeur général adjoint de la Direction Générale des Industries Culturelles et Créatives de la République de Guinée, de prendre la parole au nom de son excellence Monsieur le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Monsieur Moussa Moïse Sylla, et au nom du peuple guinéen, à l’occasion de cette cérémonie qui nous rassemble au nom de l’amitié et de la fraternité qui unissent le peuple guinéen et le peuple sénégalais. »
Le représentant de la Guinée a ensuite insisté sur le rôle stratégique de la culture dans le rapprochement des peuples et le développement des États, avant de saluer la naissance du projet « Mali Sadio », fruit d’une coopération entre le Théâtre National Daniel Sorano et les acteurs culturels guinéens : « aujourd’hui, nous réaffirmons une conviction partagée : la culture est mémoire et identité, mais aussi avenir, économie, cohésion sociale et diplomatie des peuples. C’est dans cet esprit que le théâtre Daniel Sorano a tendu la main à la Guinée pour la co-construction du projet Mali Sadio, symbole de notre patrimoine commun et de la fraternité exemplaire entre nos deux nations. »
Évoquant la dimension artistique de cette création, Macka Traoré a souligné que le projet dépasse largement le cadre d’un simple spectacle : « porté par la création « Les enfants de l’hippopotame », ce projet n’est pas une simple production artistique. Il honore nos récits fondateurs, transmet l’héritage par les langages contemporains et prouve que l’Afrique peut se raconter elle-même de manière innovante et universelle. La Guinée y est représentée par la compagnie Circus Baobab et par l’artiste Sira Condé, dont le talent porte haut l’excellence guinéenne et fait dialoguer notre créativité avec l’Afrique et avec le monde. »
Le directeur général adjoint de la Direction Générale des Industries Culturelles et Créatives a également rendu hommage au ministre Moussa Moïse Sylla pour son engagement en faveur du secteur culturel : « je salue le leadership de son excellence Monsieur le ministre Moussa Moïse Sylla qui a instruit la Direction Générale des Industries Culturelles et Créatives et mobilisé le FODAC pour accompagner les artistes guinéens. Ce geste est un signal politique fort : soutenir la création artistique, c’est investir dans la nation. »
Selon lui, cette initiative constitue une traduction concrète des accords de coopération culturelle entre Conakry et Dakar : « cette collaboration s’inscrit dans la mise en œuvre concrète des accords de coopération culturelle entre la Guinée et le Sénégal, en leur donnant des œuvres, des échanges, des compétences et des résultats tangibles. »
Au-delà de l’aspect culturel, Macka Traoré a défendu une vision économique des industries culturelles et créatives : « mais notre ambition va plus loin. Nous voulons que la culture contribue pleinement à la transformation économique de nos pays. Les industries culturelles et créatives peuvent créer de la valeur, de l’emploi, de la formation et de l’impact social pour les jeunes, les femmes et l’ensemble des communautés. »
Il a ensuite établi un lien entre cette ambition et la vision portée par le président de la République de Guinée : « c’est dans cette perspective donc que s’inscrit la vision du président de la République de Guinée, son excellence Mamadi Doumbouya, qui, à travers le programme Simandou 2040, porte une ambition de transformation globale de la nation. Sa vision fait de la culture et de la création artistique des leviers stratégiques de développement pour une Guinée émergente, créative et souveraine. »
Abordant la question de la préservation du patrimoine, le représentant du ministère a insisté sur l’importance de documenter les héritages culturels : « documenter notre patrimoine n’est pas un luxe, mais une nécessité. Un patrimoine non archivé, non transmis et non protégé est vulnérable. Mali Sadio est une forme de documentation vivante. Il met en récit, en corps, en musique et en image une mémoire collective pour la rendre accessible aux générations présentes et futures, et en faire un véritable levier de développement. »
Macka Traoré a également salué la contribution des partenaires internationaux au projet : « nous saluons également l’apport d’Aurélie et de la compagnie française Terrien sans la terre, dont le travail illustre ce que doivent être les collaborations internationales : le respect de l’âme des récits africains, la valorisation des talents locaux et la création de ponts de compétences au service de l’œuvre. »
Pour lui, « Mali Sadio » incarne pleinement la vision culturelle portée par les autorités guinéennes : « Mali Sadio porte une symbolique forte, celle du renouveau du peuple mandingue par la culture, et celle de peuples liés par une histoire et un imaginaire commun. Il illustre la volonté politique de la République de Guinée, sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, de faire de la culture un pilier de la Guinée de Simandou 2040 : ouverte, solidaire, tournée vers l’avenir. »
Au nom du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, il a renouvelé l’engagement de la Guinée en faveur de la coopération culturelle et du soutien aux créateurs : « au nom du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, je réaffirme notre engagement à soutenir les initiatives qui renforcent la coopération culturelle entre les États, protègent et valorisent le patrimoine, créent des opportunités économiques pour les artistes et techniciens, et portent des messages essentiels sur l’environnement, la transmission des valeurs et la place de la culture dans les politiques publiques. C’est ainsi que nous répondons à la vision du président pour qui soutenir la création artistique, c’est préparer l’horizon Simandou 2040 et la prospérité partagée. »
Avant de conclure, Macka Traoré a adressé ses remerciements aux organisateurs et un message d’encouragement aux artistes : « je remercie chaleureusement le Théâtre National Daniel Sorano pour sa confiance et félicite les équipes artistiques et techniques guinéennes et partenaires. À nos artistes, je veux dire : vous êtes des ambassadeurs et des porteurs d’espérance. »
Enfin, il a formulé le vœu de voir cette coopération artistique ouvrir la voie à de nouvelles collaborations sur le continent : « que cette œuvre soit une réussite artistique, un exemple de coopération efficace et un jalon vers une Afrique qui se raconte par sa propre voix, avec ses propres talents, pour son propre avenir, dans l’esprit d’amitié et de fraternité qui unit la Guinée et le Sénégal. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
