CONAKRY- Soriba Soumah, Directeur général du Centre national de formation sociale appliquée (CNFSA) de Jean Paul II, connaît désormais sa peine. Ce mercredi, la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), présidée par Alpha Camara, a rendu son verdict dans cette affaire de détournement présumé de fonds publics.
À l’issue du délibéré, la juridiction a déclaré Soriba Soumah coupable des faits « d’enrichissement illicite, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques ». Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, ainsi qu’au paiement d’une amende de 50 millions de francs guinéens.
Son coaccusé, le fournisseur d’équipements, Ismaël Traoré, a également été reconnu coupable, cette fois pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite ». La CRIEF l’a condamné à deux ans de prison, dont seize mois avec sursis, en plus d’une amende de 20 millions de francs guinéens.
Sur le volet des réparations financières, la cour a condamné solidairement les deux prévenus à rembourser à l’État plusieurs sommes, notamment 8 milliards 486 millions de francs guinéens et 3 milliards 570 millions 567 mille francs guinéens. Soriba Soumah devra en outre verser personnellement 4 milliards 913 millions 500 mille francs guinéens.
Enfin, les deux condamnés devront également payer solidairement un milliard de francs guinéens en réparation du préjudice causé à l’État. La juridiction a également ordonné la confiscation de l’ensemble de leurs biens.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
