Censure

Première dauphine Miss Guinée 2026 : Rabiatou Cissé met en garde ses détracteurs

Dans une publication sur Facebook, Rabiatou Cissé dénonce les moqueries et le harcèlement qu'elle dit subir et prévient qu'elle portera désormais plainte contre toute personne cherchant à la diffamer ou à la ridiculiser.

CONAKRY – À travers une publication diffusée sur sa page Facebook, Rabiatou Cissé, Première dauphine Miss Guinée 2026, a dénoncé le harcèlement et les moqueries dont elle affirme être victime sur les réseaux sociaux. Dans son message, elle appelle à une prise de conscience collective tout en avertissant qu’elle engagera désormais des poursuites contre toute personne cherchant à la diffamer ou à la ridiculiser.

Dès l’entame de son message, la jeune femme met en garde contre les conséquences parfois dramatiques du harcèlement en ligne : « de la moquerie à la tragédie, il n’y a qu’un pas. »

Elle déplore également l’attitude de certaines personnes qui, selon elle, se présentent comme des défenseurs de la lutte contre le harcèlement tout en adoptant des comportements contraires sur les réseaux sociaux : « c’est triste de voir qu’à longueur de journée, certains se présentent comme des défenseurs de la lutte contre le harcèlement, mais deviennent les premiers à harceler, critiquer et ridiculiser dès que l’occasion se présente. »

Rabiatou Cissé révèle ensuite avoir été, pendant longtemps, la cible de moqueries et d’attaques répétées : « j’ai longtemps subi des moqueries et du harcèlement sur les réseaux sociaux. Parce que je choisis souvent de ne pas répondre, beaucoup pensent que je suis une cible facile, qu’ils peuvent tout se permettre. »

La Première dauphine Miss Guinée 2026 souligne par ailleurs que derrière les images publiées sur les réseaux sociaux se cachent de nombreux sacrifices, tant sur le plan financier que personnel : « ce que beaucoup ignorent, c’est tout ce qu’il y a derrière une simple photo. Vous n’avez aucune idée des sacrifices que cela représente : les billets d’avion, les hôtels, les tenues, la coiffure, le maquillage, les séances photo, le temps, le stress, les heures de préparation et l’investissement financier que cela demande. Tout cela pour offrir un travail de qualité. »

Face à cette situation, elle affirme ne plus vouloir tolérer les attaques visant son travail : « alors non, je ne permettrai plus à des personnes aigries, malveillantes ou simplement frustrées de venir piétiner mon travail pour quelques vues ou quelques likes. Personne n’a le droit de dénigrer les efforts d’autrui simplement parce qu’il est derrière un écran. »

Selon elle, les auteurs de ces comportements ne prennent conscience de leur gravité qu’après la survenue de situations dramatiques : « le plus inquiétant, c’est que beaucoup ne réalisent jamais la gravité de leurs actes avant qu’un drame ne survienne. À force de banaliser les moqueries et le harcèlement, certains oublient qu’ils peuvent détruire une personne. Il est temps de dire STOP. »

Dans la suite de sa publication, Rabiatou Cissé annonce un changement de stratégie. Elle prévient qu’elle saisira désormais les autorités compétentes contre toute personne qui la prendra pour cible sur les réseaux sociaux : « j’en profite également pour prévenir toutes les personnes qui prennent les réseaux sociaux pour un terrain de jeu : à partir d’aujourd’hui, toute publication, vidéo, photo ou contenu qui me ciblera directement dans le but de me ridiculiser, de me diffamer ou de m’harceler fera l’objet d’une plainte. La prochaine personne qui choisira de me prendre pour cible ira répondre de ses actes devant les autorités compétentes. Je n’hésiterai plus une seule seconde. »

Enfin, elle confie que les attaques provenant parfois de proches sont celles qui l’affectent le plus : « et ce qui me fait le plus mal, c’est de voir parfois des amis ou des connaissances participer à ce lynchage, sans le moindre remords. À un moment donné, il faut savoir s’arrêter. Occupez-vous de vos propres vies au lieu de faire de celle des autres un divertissement. Le respect ne devrait jamais être une option. »

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com