Censure

Vol d’objets dans une maison : un agent de sécurité condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis

Conakry-En détention depuis le 5 août 2026, Aly Camara, qui se présente comme agent de sécurité et est d’origine sierra-léonaise, a été jugé pour des faits de vol par le tribunal de première instance de Dixinn. Il a été déclaré coupable des faits, requalifiés d’office en vol aggravé, et écope d’une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis.

À la barre, Aly Camara a reconnu les faits qui lui sont reprochés. « Je suis parti là-bas quatre fois », a-t-il déclaré, précisant qu’à chaque fois, il prenait quelque chose.

Agent de sécurité de profession, Aly Camara avait été recruté par la partie civile pour surveiller sa maison. Toutefois, il profitait de l’absence du propriétaire et de sa famille pour dérober certains de leurs biens.

Selon le président de l’audience, Mohamed Sangaré, le prévenu a été arrêté grâce aux images de vidéosurveillance. « Savez-vous qu’il y a des caméras de surveillance là-bas ? », lui a-t-il demandé. « Non, je ne savais pas », a répondu Aly Camara.

Selon le prévenu, l’endroit où se trouvait la marchandise n’était pas fermé à clé. « Le propriétaire m’a commissionné avec sa sœur pour aller nettoyer. Après, elle a oublié de refermer la porte à clé. J’ai pris quelques objets », a-t-il déclaré.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par Mamadou Yaya Fatoumata Boiro, est revenu succinctement sur les circonstances des faits avant d’estimer que tous les éléments étaient réunis pour établir la culpabilité d’Aly Camara. Toutefois, selon lui, la valeur des objets volés reste à déterminer.

Il a requis du tribunal qu’il retienne le prévenu dans les liens de la culpabilité et, pour la répression, qu’il le condamne à six mois d’emprisonnement. Il a également demandé que les intérêts de la partie civile soient réservés.

Invité par le tribunal à prendre la parole pour sa défense, Aly Camara a déclaré : « Les objets que j’ai pris là-bas ne sont pas trop chers. Je demande au tribunal de me libérer, je n’ai personne ici pour m’aider. »

En rendant sa décision sur le siège, le juge Mohamed Sangaré, statuant au nom du tribunal sur l’action publique, a déclaré Aly Camara coupable des faits, requalifiés d’office en vol aggravé. Pour la répression, il l’a condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis.

Bhoye Barry pour guinee7.com