Dans les incidents survenus jeudi à N’Zérékoré, la plus grande ville de la Guinéee forestière, 27 agents de sécurité ont été blessés, a fait savoir vendredi le gouverneur de la province de N’Zérékoré, Lancei Koulibaly.

Jeudi, des populations ont manifesté contre l’intervention des équipes médicales dans le cadre de la riposte anti-Ebola, dans cette région, située le long des frontières libériennes, autre foyer du virus Ebola.

Le gouverneur de N’Zérékoré, qui s’est exprimait à la radio d’Etat, a déclaré regretter ces incidents provoqués par une “folle rumeur” qu’il a qualifié d'”infondée”, selon laquelle des équipes médicales procéderaient à la désinfection du marché central de la ville dans le cadre de la lutte contre la fièvre Ebola.

Des habitants de Dorota, un quartier de la ville, se sont rassemblés pour demander que cette désinfection ne touche pas leur zone d’habitation.

Suite aux incidents violents, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne.

Les autorités guinéennes et leurs partenaires, comme l’OMS et MSF, éprouvent de plus en plus de difficultés dans leur intervention sur le terrain dans le cadre de la riposte contre la fièvre hémorragique Ebola.

Avant ces incidents de N’Zérékoré, le préfet de Macenta, une autre ville de la Guinée forestière, avait été pris en otage mercredi dernier par les populations de la localité de Fassankony, où il était en tournée de sensibilisation avec une équipe médicale.

Il a fallu une intervention des forces de sécurité pour tirer le préfet des mains de ses ravisseurs, qui ont prétendu que l’épidémie d’Ebola n’est qu’une simple “machination” montée par les autorités avec la complicité de certaines ONG étrangères, pour des fins inavouées.

Xinhua

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